Le présent texte est une déclaration de « L’Union d’Affecté(e)s par les opérations de TEXACO-CHEVRON en Équateur (UDAPT) » qui représente les intérêts Intérêts Revenus d’une obligation ou d’un crédit. Ils peuvent être fixes ou variables, mais toujours déterminés à l’avance.
(en anglais : interest)
des peuples indigènes dans le cas contre Texaco.

Ce texte est issu du dossier spécial concocté par l’ONG luxembourgeoise ASTM (Action Action Part de capital d’une entreprise. Le revenu en est le dividende. Pour les sociétés cotées en Bourse, l’action a également un cours qui dépend de l’offre et de la demande de cette action à ce moment-là et qui peut être différent de la valeur nominale au moment où l’action a été émise.
(en anglais : share ou equity)
Solidarité Tiers Monde, http://astm.lu/ ) intitulé : « Finir avec l’impunité des sociétés transnationales » disponible à cette adresse : http://astm.lu/wp-content/uploads/2015/10/bp290multinationales.pdf

Le cas Texaco-Chevron en Équateur

Déclaration de l’Union d’Affecté(e)s par les opérations de TEXACO-CHEVRON en Équateur (UDAPT) présentée en juillet 2015 aux Nations Unies lors de la session du Groupe de travail intergouvernemental sur les entreprises multinationales et les droits humains.

« Je viens vers vous au nom des communautés paysannes et indigènes qui font partie de l’UDAPT, organisation active dans la Campagne mondiale pour démanteler le pouvoir des sociétés transnationales. Le cas CHEVRON en Équateur démontre à quel point les multinationales violent les droits humains. Le procès emblématique que nous menons depuis déjà 22 ans est une preuve irréfutable, évidente et démontrable de la cruauté de ces réalités quotidiennes, mais très peu dénoncées au niveau international.

TEXACO (à présent CHEVRON) a opéré en Équateur entre 1964 et 1990, sur 480.000 hectares de forêt amazonienne, une des régions avec la plus grande diversité de la planète. Pour augmenter ses bénéfices, elle utilisa de manière systématique et préméditée, une technologie obsolète, provoquant une des pires pollutions dont nous avons registre. Les pratiques et les attitudes discriminatoires de l’entreprise pétrolière ont violé les droits humains de plus de 30 mil personnes affectées qui a présent font partie du procès judiciaire. Grâce à ce procès, CHEVRON a été condamné à payer plus de 9,5 milliards de dollars pour la réparation des zones affectées.

Les preuves cumulées démontrent l’existence des dommages permanents. Cette pollution porte atteinte contre les droits à la vie, à la santé, à vivre dans un environnement sain, à une vie digne, au développement humain, à l’autodétermination, à l’accès à l’eau propre, à la sécurité alimentaire, à la liberté d’expression et opinion, ainsi qu’aux droits de la nature, entre autres.

Les maladies mortelles ont augmenté. Le cancer présente un taux 3 fois supérieur qu’ailleurs en Équateur ; de même que les fausses couches, les maladies cutanées, les digestives et les respiratoires. Les impacts sur la santé continuent à présent car les substances toxiques continuent à se rependre sur terre et dans l’eau. La pollution a aussi provoqué la mort et disparition d’espèces végétales et animales, ainsi que l’infertilité des sols. Ces dommages mettent gravement en risque les possibilités de subsistance des populations ainsi que les droits de la nature.

Les peuples indigènes ont subi une violation systématique de leurs droits. Deux d’entre eux –les Tetete et les Sansahuari ont disparu durant les premières années d’activités de TEXACO. Les communautés autochtones se sont vues empêchées de vivre dans un environnement sain, en paix et avec dignité, selon leurs cultures, sur leurs territoires ancestraux. Ils furent déplacés et ont subi des traitements cruels et dégradants, dont des violations et des abus sexuels, ainsi qu’une maltraitance physique et psychologique permanente.

CHEVRON a refusé l’accès des victimes à la justice, en entamant des actions judiciaires basées sur des pratiques illégales à l’encontre des avocats, des activistes, des journalistes et même des stagiaires qui ont été poursuivis en justice aux États-Unis. CHEVRON a essayé de faire en sorte que les plus grands opérateurs de courriels identifient l’information des utilisateurs de messageries électroniques, ce qui constitue une violation flagrante du droit à l’intimité. Plusieurs documentalistes ont vu bafoué leurs droits à la liberté de presse. C’est notamment le cas de Joe Berlinger, auteur d’un documentaire sur le cas, qui a été obligé de rendre 500 heures de film moyennant un ordre judiciaire sans précèdent.

Cette entreprise pétrolière a déployé tout son pouvoir économique pour transformer les victimes en des criminels, en accusant la partie requérante d’extorsion. CHEVRON compte plus de 2.000 avocats ainsi que des ressources énormes pour s’acheter l’impunité, en niant par ce biais l’accès des peuples à la justice. Face à plus de 50 ans de violations de droits humains de la part des multinationales, nous demandons instamment aux États à élaborer et approuver un traité contraignant obligeant les entreprises multinationales à respecter les droits humains et à démonter la structure d’impunité face à ces délits. »

L’Union d’Affecté(e)s par les opérations de TEXACO-CHEVRON en Équateur (UDAPT) représente les intérêts des peuples indigènes dans le cas contre Texaco