En présence de notre collègue, Romain Gelin.

Amina Weira, la réalisatrice de ce film est originaire du Niger où elle a commencé des études de cinéma, poursuivis ensuite au Sénégal. Revenue à Arlit, sa ville de naissance, elle suit son père, ouvrier retraité de la mine, dans ses rencontres. Cela lui inspirera la matière de son premier film professionnel, "La Colère dans le vent" (2016), autour de la contamination d’Arlit par l’entreprise française Areva qui y exploite l’uranium depuis 1976.

Aujourd’hui, une bonne partie de cette région, balayée par les vents de sable, est contaminée. La radioactivité ne se voit pas et la population n’est pas informée des risques qu’elle encourt. Cette exploitation a complètement désorganisé la vie de la population.

À l’heure où en Belgique, les partisans du nucléaire ont obtenu des prolongations de vie de réacteurs, il nous a paru important de rappeler ce qui est systématiquement oublié des bilans du nucléaire dressés par ceux qui en sont partisans, l’exploitation des matières premières et aussi l’accumulation des déchets.

Un débat suivra la projection.
Avec Romain Gelin du GRESEA et un membre de Greenpeace.