La négociation salariale du nouvel accord interprofessionnel 2007-2008
Réunissant ce jeudi 15 février 2007 ses militants en vue de réclamer "une marge salariale juste", la CNE Industrie (CSC) les a invités à prendre au mot la récente déclaration guerrière du secrétaire général de la CSC Claude Rollin : "J’exhorte les secteurs à crever la norme salariale."
Et ce, notamment, pour obtenir un meilleur accord interprofessionnel dans deux ans, meilleur donc que l’actuel (2007-2008), qui dispose que la marge indicative pour les augmentations du salaire réel doit tourner autour d’un misérabiliste 0,55% par an – soit presque quatorze fois moins que les gains de productivité (6,8%) sur les richesses produites.
A l’appui de cette revendication – crevons cette norme injuste, réclamons notre dû – le service d’études de la CNE a produit un document et un argumentaire de combat, qui montre, entre autres, que la spirale compétitive conduit à une mise en concurrence sans fin des travailleurs européens, que les salaires belges ont baissé en moyenne de 3% au cours de la décennie passée (et c’est autant de perdu pour la sécurité sociale), que les profits d’entreprise ne cessent d’augmenter (dérisoires impôts des sociétés aidant) mais aussi... que la fameuse loi de compétitivité de 1996 permet, en son article quatorze, de "prendre des mesures de modération équivalente des dividendes, des tantièmes, des loyers et des autres revenus"... A quand, en effet, une modération des revenus du capital ? C’est un document qui mérite une large diffusion. Le voici.
Les ONG de solidarité international se préparent actuellement à une campagne sur le "travail décent". Un travail décent, c’est, d’abord, un juste retour sur les richesses produites pour ceux et celles qui les ont produites.
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