Depuis le rachat à Serge Dassault de l’intégralité du capital du groupe Express-Expansion pour 212 millions d’euros, Roularta compte bien "améliorer la profitabilité de son pôle français" (34% de ses revenus). L’objectif, a déclaré le PDG de Roularta, Rik De Nolf, est de "porter à 10% la rentabilité de son acquis d’ici à 2009, contre 5% l’an dernier". Donc, réduire les coûts, jouer les synergies. A l’Express-Expansion, cela s’est traduit par 70 départs, faiblement compensés par 20 embauches – a des conditions moins favorables, sans doute, cela fonctionne toujours comme cela. En 2007, d’autres mesures seront mises en œuvres dans le but d’économiser 5 millions d’euros. L’impression des mensuels français sera délocalisée en Belgique. "Point de vue", repris en novembre 2005, devra se serrer un peu en déménageant dans les locaux de l’Express. Les équipes des gratuits chapeautées par "A Nous" seront transférées à Saint-Ouen. Et, comme ce sera sans doute insuffisant, le prix de vente de l’Express sera probablement doute augmenté en 2008. Les lecteurs devront aussi y aller de leur poche, pas seulement les travailleurs. De Nolf, pour sa part, veut voir Roularta cotée à la Bourse de Paris, sans doute avant l’été 2007. Philosophie de marchand de papier. Depuis belle lurette, la presse est un business comme un autre.

Source : Les Echos, 21 mars 2007.
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