Besix, proche parente de feu la Société Belge du Béton, est le plus grand groupe belge dans le secteur de la construction. En 2005, la multinationale a réalisé un chiffre d’affaires d’environ un milliard d’euros. Elle compte plus de 12.000 travailleurs sur divers chantiers à travers le monde, dont celui de la construction, en collaboration avec Samsung et Arabtec, de la plus haute tour du monde (800 mètres) à Dubaï. Près de 2000 ouvriers y travaillent, principalement originaires d’Inde et du Pakistan. Jusque là, rien d’étonnant. Aux Emirats Arabes Unis, l’importation de travailleurs est à la mode, plus de 80% des salariés actifs dans le bâtiment sont des migrants. L’affaire se corse lorsque ces mêmes ouvriers décident de faire valoir leurs droits en utilisant l’arme de la grève pour exiger une augmentation salariale, de 106 dollars mensuels à environ 150. L’entreprise recevra aussitôt le concours des forces de l’ordre et, le lendemain, le conflit social prendra fin avec l’expulsion vers l’Inde de 50 travailleurs estampillés "fauteurs de troubles". Chez Besix, la négociation collective "Outre-Mer", c’est du musclé...

Sources : le site des métallos liégeois, http://www.6com.be/4/actu_une.cfm et Construction Week (Dubai) du 27 mai 2006 (“Was the Besix strike the tipping point for UAE labor ?”)
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