À quoi ressemblerait un monde sans grève ? Un monde où toute action collective serait réprimée ? La pression sur les travailleur·euses serait telle qu’elle supprimerait toute intention de faire grève.

Pour ses détracteurs, fâchés d’en subir les conséquences, ce serait la fin des « prises d’otage sur les honnêtes citoyens ». Pour ses partisans, cela sonnerait la fin de la démocratie.

Dans les années 1800, faire grève vous conduisait en prison. Si depuis 1866, la grève n’est plus hors-la-loi, elle est tout de même constamment remise en question. En Belgique, avec le conflit Delhaize, les atteintes au droit de grève ont été nombreuses. Un phénomène qui se globalise puisqu’ailleurs dans le monde, en 2023, on observe que les mouvements de grève ont été fortement restreints.

Un projet de loi proposé par l’ancien ministre de la Justice Van Quickenborne va plus loin en portant atteinte au droit de grève, au droit de manifester et nous rapproche d’un État où la protestation est de plus en plus réprimée.

La démocratie pourrait-elle exister sans la présence d’un contre-pouvoir ? Sans grève ni manif, quel serait le rapport de force entre les acteurs : syndicats, patronat, État ? Pourquoi la grève est-elle contestée à ce point ? Quelle est l’évolution du droit de grève à travers le temps ? Est-elle encore adaptée au système socio-économique actuel ?

Pour répondre à ces questions et mieux comprendre les enjeux de l’action collective, nous recevrons Bruno Bauraind, politologue et secrétaire général du Gresea.

Infos et inscription : m.heyde mocluxembourg.be[!sommaire]