Les travailleurs de l’usine sud-coréenne Hyundai, 6e producteur mondial, ont débrayé le 15 janvier 2007 après avoir, depuis le 28 décembre, refusé de prester toute heure supplémentaire. Motif : le paiement des primes de fin d’année, que la direction voulait ramener à 100% du salaire mensuel (plutôt que 150% comme c’était l’usage jusque là) pour compenser les pertes, estimées à 300 millions de dollars, dues aux grèves de juillet 2006. Réaction de la direction : introduction d’une action près la cour de justice d’Ulsan au motif que la grève serait illégale. D’après la direction, les tensions sociales au sein de Hyundai constitueraient, ouvrez les guillemets, "un obstacle à la croissance du groupe". Coup de théâtre et volte-face de la direction : deux jours plus tard, les syndicats obtenaient gain de cause. Moralité : les luttes paient mieux quand elles ont pour théâtre le pays dans lequel est établi le siège d’une multinationale. Les travailleurs de VW Forest en savent quelque chose.

Source : Financial Times des 16, 17 et 18 janvier 2007.[!sommaire]