Ce sera finalement Magna qui reprendra le contrôle de la filiale européenne de GM, qui vend les marques Opel et Vauxhall. En réalité, la compagnie canadienne se trouve à la tête d’un consortium où l’on retrouve la banque russe Sberbank et la firme automobile GAZ, aux mains de l’oligarque multimilliardaire Oleg Deripaska qui assemble les Volga (surtout en Russie). Le projet industriel table d’ailleurs sur une expansion des marchés de l’est et surtout celui de l’ancienne Union soviétique pour faire redémarrer la production, où GM dispose déjà d’unités d’assemblage (à Saint-Pétersbourg notamment). En outre, les usines GAZ sont prêtes à sortir des Opel. Dès lors, sur les 55.000 emplois concernés, 11.000 seraient supprimés, dont 2.600 en Allemagne, sans doute à Bochum. Les plus grandes craintes pèsent sur les usines d’Ellesmere Port (près de Liverpool), de Luton et d’Anvers. GM devrait recevoir 700 millions d’euros de la vente des actions (la multinationale américaine conserve néanmoins 35% du capital). Mais l’apport de fonds principal vient du gouvernement allemand qui met 1,5 milliard d’euros. Fiat, le concurrent malheureux de la course aux emplettes automobiles, a été recalé parce qu’il ne voulait rien apporter du tout en matière de liquidités.

Source : Les Echos, Le Monde, The Wall Street Journal, Global Insight et GM in Europe, Facts & Figures, March 2009.

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