Le 10 avril 2020 se produit l’une des pires catastrophe environnementale des dernières années en Belgique et dans le Nord de la France. Des dizaines de millions de litres de matières organiques se déversent dans l’Escaut. La pandémie accaparant alors toute l’actualité, l’événement passe relativement inaperçu. Côté belge, les procédures sont toujours en cours. Retour sur les responsabilités de Tereos et, plus largement, sur l’empreinte de l’industrie sucrière.

La revue Tchak ! s’adresse aux producteurs, aux artisans-transformateurs, aux consommateurs. Elle parle d’agriculture paysanne, d’agroécologie et des nouveaux modèles de production, de distribution et de consommation. Elle questionne les pratiques de l’industrie agro-alimentaire et de la grande distribution. Elle adhère au code de déontologie de l’Association des journalistes professionnels.

Dans la nuit du 9 au 10 avril 2020, en plein confinement, plus de 90.000 m³ d’eaux de lavage de betteraves se déversent dans l’Escaut et dans les champs voisins après la rupture d’un bassin de rétention. La catastrophe se déroule sur le site de la sucrerie d’Escaudœuvres, près de Cambrai dans le nord de la France, à 400km de la frontière belge. Tereos, propriétaires des lieux, y stocke des eaux de lavage sur 30ha, dans une dizaine de bassins, avant de les envoyer vers une station d’épuration interne à l’usine.

Deuxième producteur de sucre au monde, Tereos est présent dans 18 pays sur 48 sites industriels. Le sucre est la principale activité du groupe français, qui produit également des biocarburants (éthanol) et de l’alcool, ainsi que de l’amidon (à base de maïs, de bé ou de pommes de terre) pour les industries agroalimentaire, cosmétique et pharmaceutique. Parmi ses clients, Nestlé ou encore Coca-Cola. La production de sucre et de produits sucrants compte pour un peu plus de la moitié des ventes de Tereos, devant la production d’alcool et d’éthanol (20%). Au total, la firme produit 39 millions de tonnes de sucre par an, dont 16 millions à partir de betterave, le reste à base de canne à sucre.
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Sommaire

À la Une, notre enquête Circuit court : et si les restos s’y mettaient ? publiée avec le soutien du Fonds pour le journalisme en Fédération Wallonie-Bruxelles. En voici les éléments clés :

Tchak ! a passé au crible l’assortiment des grossistes en viande qui fournissent les restaurants, des multinationales comme Metro ou Sligro et une myriade de PME. On a analysé leurs dépliants, visité leurs entrepôts, interrogé leurs délégués commerciaux. Les produits locaux de qualité différenciée sont marginaux. Le bio, quasi inexistant.

  • Le constat est particulièrement accablant pour la viande bovine, dont pas loin de 90% des importations vers la Belgique seraient destinées aux restaurants. En cause notamment, le désamour des chefs envers le Blanc Bleu Belge. Les éleveurs locaux en pâtissent, quelle que soit la race de leur cheptel. Des filières alternatives se mettent en place mais, pour grandir, elles doivent d’abord rappeler aux restos qu’une vache ne se compose pas que de steaks.
  • Chaque jour, une poignée de restaurateurs s’évertuent à faire de leur établissement une vitrine des producteurs les plus durables, en privilégiant le circuit court. Il faut toutefois une fameuse dose de conviction pour s’organiser sans les services des grossistes habituels.
  • Les consommateurs manquent de repères pour identifier les restaurants durables. Quelques acteurs en lien avec le secteur Horeca ont livré leurs pistes pour y voir plus clair.

Au sommaire, aussi, de ce huitième numéro de Tchak ! :

  • Portrait : Sandrine Goeyvaerts, la caviste insoumise.
  • Filière : les cultures d’avocats assèchent l’Andalousie.
  • Maraîchage : les mangeurs sont-ils trop volages ?
  • Supermarchés : pourquoi il ne faut pas craindre d’anticiper leur fin.
  • Groupements d’employeurs : des travailleurs agricoles, ça se partage.
  • Tereos : le bilan salé de l’industrie sucrière
  • Emballages en plastique recyclé : la fausse solution
  • Sommet sur les systèmes alimentaires : les raisons de l’échec
  • Et encore : 15 pages sur l’actualité des régions en matière de nouveaux -*producteurs et d’artisans-transformateurs, de création de coopératives et de magasins à la ferme, de luttes paysannes, etc.

La revue Tchak ! s’adresse aux producteurs, aux artisans-transformateurs, aux consommateurs. Elle parle d’agriculture paysanne et des nouveaux modèles de production, de distribution et de consommation. Elle questionne les pratiques de l’industrie agro-alimentaire et de la grande distribution. Elle adhère au code de déontologie de l’Association des journalistes professionnels.

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