Un texte commençait auparavant agréablement avec une citation mise en exergue. Un petit nuage qui, décalé du reste, flottant au-dessus de la mêlée de nos pensées précontraintes, invite à la réflexion, à prendre un peu de recul.

Pour comprendre le rôle déterminant que joue l’économie – et donc le discours sur l’économie – sur nos vies, on peut commencer avec cette petite phrase tracée voici plus de 150 ans. La préoccupation était la même qu’aujourd’hui : voir clair dans le monde qui nous entoure, nous enserre. Elle dit ceci : pour voir clair, il importe de prendre comme point de départ les "rêveries dogmatiques et les idées biscornues" qui ont cours dans le discours dominant des juristes, des politiciens et des hommes d’Etat. Il faut partir de ces illusions-là. Pourquoi ?

"Parce que", poursuit l’auteur de ces lignes, "chaque époque croit sur parole ce que l’époque en question dit d’elle-même et les illusions qu’elle se fait sur soi."

L’auteur de ce constat, en 1844, s’appelle Karl Marx, il avait alors 26 ans et vivait à Paris, première étape dans l’exil d’un éternel fauteur de trouble de l’ordre établi. L’histoire de cet écrit-là, composé avec son ami Friedrich Engels et intitulé L’Idéologie allemande [1], comporte en soi plusieurs leçons. Et d’abord parce qu’il ne trouvera pas d’éditeur, pas avant 1933, longtemps après sa mort. Marx lui-même n’en concevra qu’un faible regret car, pour reprendre sa formule exquise, en abandonnant le manuscrit "à la critique rongeuse des souris", Marx et Engels n’en avaient pas moins "atteint notre but principal : voir clair en nous-mêmes." [2]. C’est en effet cela qui, d’abord, importe. Voir clair en soi-même. Pas embrayer sur les solutions toutes faites du supermarché des idées à la mode.

Caddies et béquilles

Là, déjà, c’est la deuxième leçon. Lorsqu’on cherche à s’émanciper de l’idéologie dominante, ce qui est la raison d’être de notre présence ici à l’Université d’ATTAC, la première chose à garder constamment en mémoire est justement que chaque époque croit sur parole ce qu’elle dit d’elle-même et les illusions qu’elle se fait sur soi. Dit autrement, il faut toujours se demander si la critique de ces illusions n’en fait pas en réalité partie et contribue donc à les entretenir. Tout supermarché des idées à la mode contient un rayon qui se présente comme un "alter-supermarché", c’est comme le rayon "bio", cela donne l’illusion d’être ailleurs alors qu’on n’a pas en réalité bougé d’un pouce. Mentalement, intellectuellement, on reste ballotté au gré des idées à la mode, toujours inoffensives, il y en a pour tous les goûts, y compris pour satisfaire l’envie de jouer au militant en se donnant l’illusion gratifiante de bâtir un "autre monde". Bref, la première chose dont il faut se méfier lorsqu’on cherche à critiquer le discours dominant, c’est de ses propres idées : ont-elles vraiment pris naissance dans notre propre raison ou bien ont-elles y été plantées à notre insu ?

Encore un mot de Marx et des illusions et propagandes qui nous entourent, cette fois au sujet de ce qui nous occupe aujourd’hui, le discours économique libéral, qu’il appelait, lui, l’économie vulgaire. Dans une note de bas de page (c’est là que se cachent souvent les pépites) à la présentation d’un texte que Marx n’avait pas inclus dans son œuvre maîtresse, Le Capital, Roger Dangerville relève l’intéressante et intrigante anomalie que voici. Dans les années trente, la publication en France des œuvres dites de jeunesse de Marx a suscité un interminable débat d’idées alors que, rendus publics en langue française au même moment, ses travaux préparatoires au Capital ne vont "pratiquement pas attirer l’attention" [3].

Dit autrement, l’intelligentsia française s’est ruée sur tout ce qui pouvait révéler un idéalisme philosophique chez Marx en dédaignant simultanément sa subversive œuvre économique – comme s’il fallait à tout prix éviter la discussion des fondements théoriques du capitalisme et sa critique. On a là, d’évidence, un trou noir gigantesque. Le trou noir qui, largement, explique tous les autres...

L’idiotie idéale

En 1954, Georg Lukacs a publié les résultats d’une longue recherche [4] détaillant comment l’approche matérialiste de l’histoire introduite par Marx n’a cessé d’être soumise à un travail de sape afin de lui substituer diverses visions irrationnelles du monde, dont Hitler sera un des plus illustres avatars.

Ce que Lukacs montre, et démonte ici, c’est à quel point la division marxiste de la société en classes pour faire des peuples la force motrice de l’histoire a paru intolérable aux élites bourgeoises possédantes – et comment elles ont tout fait – la peur des rouges de Moscou aidant – pour construire des idéologies idéalistes visant à déposséder les peuples d’un rôle quelconque dans leur propre destin.

Il en est allé de même avec le noyau central de la théorie économique de Marx – et pas seulement celui de Marx, nota bene, mais des grands économistes classiques, Adam Smith, David Riccardo voire John Maynard Keynes, que l’économie vulgaire invoque à tort et à travers tout en occultant les fondements de leur analyse. Occultée : la théorie de la valeur, qui pose que toute richesse est créée par le travail et par le travail seul ; occultée, en d’autres termes : l’origine de l’argent, des profits, de l’accumulation du capital, du combustible sans lequel toute activité économique cesserait du jour au lendemain.

Là-dessus, dans les journaux, dans le discours qui sature l’espace de débat démocratique, pas un mot. Les capitaux qui alimentent l’OPA de Mittal sur Arcelor, le rachat de Walibi, les 6,6 milliards d’euros de dividendes distribués en Belgique par les sociétés du Bel 20 l’an dernier ou les 1.000 milliards de dollars injectés en 2005 par les fonds spéculatifs dans des opérations de restructurations du tissu productif : comme tombés du ciel ? D’où cela vient ? Motus, secret d’Etat...

Il y a à cela une très bonne raison. Admettre que la création des richesses est l’œuvre des travailleurs et des travailleuses, c’est admettre qu’ils ont là-dessus un droit prioritaire, ce qui est naturellement inadmissible dans l’ordre actuel des choses. Donc, on va occulter Marx, on va occulter Smith, Riccardo et Keynes.

On va occulter dès 1885, comme le montre à grands traits Ernest Mandel en brossant l’évolution du "dépérissement de l’économie politique" [5]. C’est à partir de ce moment, en effet, que l’économie vulgaire cherchera à déconnecter l’analyse des processus de production capitaliste de ses bases objectives pour lui substituer des équations de plus en plus sophistiquées dont la cohérence n’existe plus que sur papier et qui, pour le surplus, échappent à l’intelligence du commun des mortels. Ce sont ces équations-là qu’on enseigne dans les écoles et à l’université, un vaste ensemble d’abstractions qui n’ont d’autre but que de justifier le capitalisme de manière élitiste et opaque. Comme Mandel le relève avec une sèche ironie, tous ces salmigondis théoriques n’empêchent pas les entrepreneurs capitalistes eux-mêmes à continuer de calculer leurs prix de revient sur la base des théories classiques de Marx, Smith et Riccardo et, "lorsqu’ils s’efforcent d’effectuer des calculs comparés de productivité, c’est encore à l’aide de l’étalon « quantité de travail », et seulement à l’aide de cet étalon, qu’ils les effectuent."

Cela veut dire quoi ? Cela veut dire que les entrepreneurs ne sont pas dupes et n’ont que faire des modélisations mathématiques de l’économie vulgaire (que d’autres appellent néoclassique, néolibérale ou, plus simple et correct, libérale). Cela veut dire, en clair, qu’on a un discours, un raisonnement économique à deux niveaux. Dans l’un, on sait comment l’économie capitaliste fonctionne, on le sait de l’intérieur et on y est bien obligé, faute de faire capoter l’édifice. C’est le niveau "initié", où on a tout intérêt à rester discret sur les rouages de la production des richesses. D’où le deuxième niveau, purement idéologique : un bourrage de crâne dont la première des fumisteries consiste à prétendre et faire croire que l’économie serait régie par le marché, devant lequel tout doit s’incliner.

Cela mériterait une analyse plus fine. Ce que Lukacs a fait au sujet de la démolition de l’approche matérialiste de Marx, personne ne l’a fait, à ma connaissance, au sujet de son approche économique, démolie ou, mieux, passée sous silence par les élites bourgeoises. Là, il reste, on l’a dit, un hénaurme trou noir. Ce n’est malheureusement pas, ici, l’endroit, ni le format, pour entamer cette analyse, elle exigerait un effort encyclopédique.

Machinations machinales

Avant de quitter Marx, mais si peu, il peut être utile de signaler deux observations qu’il a faites. Car elles sont éclairantes pour la compréhension actuelle du système économique capitaliste dans lequel nous vivons. Et, dans la mesure où on n’en trouve nulle trace dans le discours économique libéral des médias, parce qu’elles mettent bien en lumière la contre-propagande qui sans cesse nous bombarde.

C’est la notion que le système capitaliste se fiche éperdument de nos besoins. Il produit pour produire. Marx exprimait cela comme ceci : "Le commerce de l’univers roule presque en entier sur des besoins, non de la consommation individuelle, mais de la production." [6] Ou encore : "Plus le capital productif augmente, plus il est forcé de produire pour un marché dont il ne connaît pas les besoins, plus la production précède la consommation, plus l’offre cherche à forcer la demande (...)" [7]. Elle le fait par tous les moyens, et notamment publicitaires, dont la force de frappe est – faut-il le rappeler – sans commune mesure avec celle des systèmes totalitaires. On ne s’étonnera pas, donc, que sur les quelque 30.000 nouveaux produits lancés chaque année dans le monde, seul un dixième "survivra", soit ceux qui bénéficient des canaux de propagande publicitaire des multinationales [8]. Dans les "discours d’accompagnement" médiatiques, pour reprendre l’expression de Samir Amin, ce trait a donné lieu au concept de "société de consommation", formule aujourd’hui un peu ringarde – c’est le sort de toute notion creuse – dont le principal avantage était de ne rien expliquer.

C’est ensuite la notion que, puisqu’il se fiche éperdument de nos besoins, le système capitaliste tend à produire des marchandises de qualité sans cesse inférieure, toujours en plus grand nombre et à plus bas coût. Le résultat en est "une économie de la misère". Le lin est remplacé par le coton puis par le nylon de la même manière que l’alimentation industrielle sans saveur ni valeur nutritive s’est progressivement substituée aux produits agricoles plus nobles et naturels. Pourquoi ? Parce que moins il en coûtera aux travailleurs de se nourrir et de se vêtir, plus la valeur marchande de leur travail s’en trouvera dépréciée et meilleur sera le rapport coûts-bénéfices. Marx a exprimé cela comme suit : "Dans une société fondée sur la misère, les produits les plus misérables ont la prérogative fatale de servir à l’usage du plus grand nombre." [9] D’où la propagande, dont la Commission européenne s’est faite la championne, consistant à présenter cet avilissement général de la qualité de vie comme un bienfait et un progrès, puisque, transformé en consommateur, le citoyen en sortirait gagnant, il paiera moins les biens et services qu’il convoite. Supercherie, naturellement. Ce qui est "donné" au consommateur a en règle générale sa contrepartie dans ce qui a été enlevé au travailleur, il "gagne" d’un côté ce qu’il perd de l’autre.

C’est utile à garder en mémoire pour aborder les trous noirs suivants. La tendance lourde et persistante dans l’économie mondiale est le recul des salaires, qui doivent se contenter, dans le partage entre capital et travail, d’une part décroissante. Cette part, note Irfan ul Haque, "a commencé à décroître en Europe dans les années quatre-vingt, pour atteindre un niveau sensiblement plus bas qu’aux Etats-Unis" et il en va de même dans le tiers monde, certains pays d’Amérique latine chutant même de "20-30% comparé à 1980" – rien d’étonnant à cela, fait-il remarquer puisque "les politiques néolibérales visent par définition à affaiblir le travail et à renforcer le capital" [10]. Et cela donne quoi, ça, en termes de propagande ? Cela donne un discours où tout va bien, où on va jusqu’à culpabiliser les travailleurs de trop bien gagner leur vie.

L’intox index

Illustrons. A la fin 2005, on a crié en Belgique au dérapage salarial. Le travailleur belge gagne trop, surtout par rapport à l’allemand. Ce qu’on ne dit pas, ou si peu, c’est que – trou noir – ce n’est pas le travailleur belge qui gagne plus mais le travailleur allemand qui gagne moins : "depuis 2000, les salaires réels dans le secteur privé ont été réduits de 2,8%" en Allemagne et cela porte un nom : déflation compétitive et "recherche de compétitivité par les coûts". Si les pays environnants devaient suivre l’exemple et se lancer dans "une course à l’échalote", note Xavier Timbeau de l’Office français du commerce extérieur [11], c’est à une spirale sans fin dont tout le monde sortirait perdant à laquelle on assisterait. Mieux : comme l’a fait observer l’économiste KUL, Paul De Grauwe, le soi-disant dérapage salarial belge ne résiste pas à l’examen, car "le coût horaire par unité produite en Belgique comparé à la moyenne pondérée de nos partenaires commerciaux" indique que "l’évolution sur ces dix dernières années ne montre pas une dégradation manifeste de notre niveau de compétitivité par rapport aux autres pays européens." [12] De Grauwe récidivera quelques mois plus tard en rappelant que la position concurrentielle "s’est maintenue en termes relatifs, c’est-à-dire en comparant le coût salarial par unité produite. Dans certains cas, elle s’est même améliorée." [13] Par rapport à l’Italie, la Grande-Bretagne et l’Espagne, par exemple. Mais il faut, pour découvrir ce trou noir, lire L’Echo – où on apprend par ailleurs que, candidat au Comité de direction de la Banque centrale européenne, De Grauwe doit sans doute à son franc-parler de ne pas y avoir été désigné. Pour faire carrière, il n’est pas bon de s’attaquer à la propagande ou aux trous noirs de l’économie vulgaire...

Par le hasard des calendriers, c’est dans ce climat – le travailleur belge est un coq en pâte surpayé qui aurait intérêt à se ressaisir et retrousser ses manches pour bosser plus en gagnant moins – que la presse s’intéresse le mois suivant, en décembre 2005, à la révision de l’indice des prix à la consommation (IDP). Il s’y intéresse par une mise en forme de communications gouvernementales. L’IDP nouveau est fondé sur une enquête sur le budget des ménages de 2004 et c’est là-dessus que les "économistes maison" des journaux vont broder. Celui de la Libre Belgique va raconter que le nouvel index reflète "l’extraordinaire propension à consommer de la population" et qu’il présente une "véritable photographie de la société de consommation" [14]. Comment sait-il cela ? Il n’en sait rien, naturellement, il recopie le communiqué. L’économiste maison du Soir fera mieux. Dans un morceau d’anthologie intitulé "Le Belge dépense toujours plus" [15], on pourra ainsi lire que les ménages ont en 2004 sorti de leur portefeuille un montant qui représente "4% de plus qu’en 2002", montant dont il précise que "c’est surtout deux fois plus qu’en 1978", une corne d’abondance que le journaliste laisse à un économiste de l’ING le soin de commenter : "Nous n’en sommes pas toujours conscients mais nous n’avons jamais été aussi riches." Tex-tu-el.

C’est un magnifique trou noir. Qui laisse le lecteur sur l’impression que le Belge n’a vraiment pas à se plaindre : loin de suggérer qu’il faut payer plus pour obtenir la même chose qu’auparavant, et donc qu’on s’appauvrit, le conte de fées s’arrête au fait qu’on dépense plus, donc qu’on aurait plus d’argent qu’auparavant. Car, naturellement, l’économiste maison du Soir compare des dépenses en prix courants, non corrigé de l’inflation, c’est-à-dire des pommes et des poires. On aurait pu en rester là. Sur un mensonge et un trou noir.

Le gâteau des gueux

Il y aura, heureusement, rectification. Significativement, elle n’émanera pas de la grande presse mais d’institutions qui font métier d’apporter une information critique ; après avoir recopié les communiqués gouvernementaux, la presse recopiera ces dernières. C’est ainsi qu’on apprendra, du CRIOC, que l’index reflète en fait très mal la réalité. La hausse des prix de 19% enregistrée par l’index sur les dix dernières années ne reflète absolument pas que les pommes de terre ont augmenté sur cette période de 76%, le poisson de 29%, le gaz naturel de 46%, l’eau de 56% [16]. Il ne reflète que très mal, comme l’indiquent les calculs de l’Institut pour un développement durable (IDD), que "en 2005, le pouvoir d’achat moyen était de 1,7% inférieur à celui de 1995" et que, sur cette période de dix ans, il a été "sept fois sur dix inférieur au niveau de 1995" [17]. Il ne reflète pas le poids des loyers dans le budget des ménages ni le fait que "75% des Bruxellois et des Wallons consacrent plus d’un tiers de leurs revenus au logement" [18] – à suivre l’index, ils ne "dépensent" que 6% pour ce poste... Il reflète en réalité très mal les inégalités : le taux de pauvreté des enfants, révèle une étude de l’Union des familles [19], n’a cessé de croître en Europe et, en Belgique, il a carrément doublé, passant de 3,8 à 7,7% - on n’est pas loin d’un enfant sur dix...

Ce n’est pas un trou noir, c’est un gruyère. Ce qu’il masque, c’est ce que le prix Nobel en économie, Paul Samuelson, a récemment retenu comme une des principales leçons de la mondialisation. "Il s’agit", dit-il, "d’un processus globalement gagnant, mais pas pour tout le monde. Sur les cinquante prochaines années, ce sont les plus volontaires et les plus capables qui en bénéficieront. En revanche, les populations à bas revenus seront les principales perdantes sur les cinq continents" [20].

La boucle est, pour ainsi dire, bouclée. Pourquoi partout ces trous noirs, ces amnésies délibérées dans les discours d’accompagnement de l’économie vulgaire ? Car il importe de faire croire aux populations à bas revenus, présentes sur les cinq continents, que tout va en réalité très bien, qu’elles n’ont pas à se plaindre, que nous sommes tous, même si nous n’en sommes pas conscients, beaucoup plus riches qu’auparavant. Maintenir un monde de classe inégalitaire, c’est un boulot de tous les jours, il faut sans cesse saturer l’espace de débat démocratique de fausses informations.

 


Pour citer cet article :

Erik Rydberg, "Les trous noirs de l’économie vulgaire", Gresea, septembre 2006, texte disponible à l’adresse :
http://www.gresea.be/spip.php?article1620



Notes

[1L’Idéologie allemande, Marx-Engels, Paris, Editions sociales, 1968, page 79 pour la citation.

[2Idem, édition abrégée ("Première partie"), Editions sociales, 1970, page 8.

[3Marx, Un chapitre inédit du Capital, Editions 10/18, Paris, 1971, page 13 (introduction).

[4Lukacs, Zerstörung der Vernuft, 1954.

[5Titre du 18e chapitre du Traité d’économie marxiste d’Ernest Mandel, Julliard, 1962, vol. 2, pp. 412-417.

[6Marx, Misère de la philosophie, 1847, in Œuvres, vol. 1, La Pléiade, 1965, page 19.

[7Marx, Discours sur le libre-échange, 1848, in Œuvres, vol. 1, La Pléiade, 1965, page 149.

[8Financial Times, 8 mai 2006.

[9Marx, Misère de la philosophie, 1847, in Œuvres, vol. 1, La Pléiade, 1965, page 37.

[10Irfan ul Haque, Globalization, neoliberalism and labour, Unctad Discussion Papers, n° 173, July 2004.

[11La Tribune, 29 mars 2006.

[12L’Echo, 26 novembre 2005.

[13L’Echo, 13 mai 2006.

[14La Libre Belgique, 2 décembre 2005.

[15Le Soir, 21 décembre 2005.

[16L’Echo, 21 janvier 2006.

[17Indicateurs pour un développement durable de l’IDD, n°1, 2006.

[18Le Soir, 21 janvier 2006.

[19Le Figaro, 11 janvier 2006.

[20L’Expansion, n° 703, décembre 2005.