2013 a été une année où les montants d’aide gouvernementales aux pays en détresse ont battu tous les records signale The Economist (12 avril 2014) : quelque 134,8 milliards de dollars ont ainsi été transférés des pays riches au pays pauvres sous l’étiquette "aide publique au développement". Le magazine accompagne l’information d’un petit tableau qui vaut le détour : le "top treize" des pays les plus généreux calculés en pour cent de leur PIB : seuls quatre d’entre eux – les Émirats arabes, la Norvège, la Suède et la Grande-Bretagne – dépassent le seuil de 0,7% jugé souhaitable par le concert des nations. C’est, cependant, plus intéressant en chiffres absolus : à eux seuls, en effet, les treize représentent 89,5% de l’enveloppe totale – et, à l’intérieur de ce petit groupe, ce sont les États-Unis (31,5 milliards $), la Grande-Bretagne (17,9 milliards), l’Allemagne (14,1 milliards qui se placent en tête de peloton. Pas sûr, naturellement, que cette manne-là conduise au "développement" des pays dits bénéficiaires : la Grande-Bretagne, par exemple, a dépensé des millions pour payer des cours de "citoyenneté globale" (sic) dans des écoles d’Écosse ou des formations pour des recrues africaines à l’École militaire de la Défense nationale...

Voir (en anglais) : http://www.theguardian.com/global-development/2014/apr/08/foreign-aid-spending-developing-countries [!sommaire]