Du 16 au 21 février 2026, c’était au tour de New Delhi, en Inde, d’accueillir un sommet international sur l’IA, après ceux de Bletchley Park (en Angleterre) en 2023, de Séoul en 2024 et de Paris en 2025 – ce dernier déjà coorganisé par le géant asiatique. L’occasion de faire entendre d’autres voix et d’autres priorités dans un débat mondial jusqu’ici dominé par des pays et des acteurs issus du Nord. Les résultats restent toutefois largement symboliques, tandis que le rôle de vitrine commerciale pour le pays hôte et pour les entreprises du secteur était à nouveau évident.

Cinq jours de rencontres, 250 000 visiteurs attendus : l’Inde avait vu grand pour cette quatrième édition du Sommet sur l’impact de l’intelligence artificielle – la première dans un pays du « Sud global ». Et pas n’importe quel pays. Le plus peuplé du monde, pilier des BRICS+ et défenseur de longue date d’une troisième voie en matière d’industrialisation et de souveraineté numérique, l’Inde est également un marché clé qui aiguise de nombreux appétits. Conscient de la portée symbolique de l’événement, le président brésilien Lula avait ainsi déclaré que « ici, à Delhi, le monde numérique retrouve sa patrie », en soulignant que « ce sont des mathématiciens indiens qui nous ont légué, il y a plus de deux mille ans, le système binaire qui allait structurer l’informatique moderne » [1]. C’est donc peu dire que les attentes étaient élevées autour de ce sommet, en particulier du côté des autorités indiennes, bien décidées à le marquer de leur empreinte.
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Photo : Prime Minister’s Office (GODL-India), GODL-India <https://data.gov.in/sites/default/f...> , via Wikimedia Commons

