Pour celles et ceux qui ne connaitraient pas le travail de Miguel Amorós, nous vous proposons la lecture de certains de ses articles traduits en français :

Et pour celles et ceux qui maitrisent l’espagnol, vous pouvez télécharger son ouvrage Post Babilonia - La condición metropolitana contra el derecho al territorio

Si le développement du capitalisme a impliqué une accélération de la séparation ville-campagne, la croissance chaotique et la multiplication des grandes métropoles durant les dernières décennies implique une reconfiguration de cette division. Selon Miguel Amorós, « la campagne » est urbanisée alors que les éléments les plus émancipateurs de « la ville » sont supprimés. Quel est l’impact de ces transformations sur nos vies et sur nos luttes ? Le territoire est-il devenu le lieu de lutte pour l’émancipation sociale ? Peut-on dépasser le capitalisme sans désurbaniser les campagnes et détruire les métropoles ? Comment comprend-on le dépassement du capitaliste depuis une perspective anarchiste ?

Pour mettre en débat ces questions, nous avons le plaisir de recevoir Miguel Amorós, auteur de Post babilonia : la condición metropolitana contra el derecho al territorio . Historien, Amorós est une figure incontournable de l’anarchisme espagnol. Sa trajectoire politique et intellectuelle est également marquée par le mouvement situationniste et anti-industriel. Miguel Amorós connait la prison dans l’Espagne franquiste puis l’exil en France où il écrit, en collaboration avec Jaime Semprun, des textes sous le nom de Los Incontrolados (qui défend des positions conseillistes en soutien au mouvement ouvrier autonome révolutionnaire espagnol) et participe, par la suite, à la rédaction de la revue post-situationniste Encyclopédie des Nuisances. Il rédige notamment l’ouvrage Les situationnistes et l’anarchie, dressant un tableau détaillé des rapports entre l’univers libertaire et l’Internationale situationniste avant mai 68. Il collabore avec une diversité de revue et maisons d’édition libertaires et consacre plusieurs ouvrages sur le mouvement anarchiste durant la guerre civile espagnole, notamment sur l’anarcho-syndicaliste Buenaventura Durruti, le groupe « les Amies de Durruti » ou la fameuse colonne de fer ainsi que sur des luttes durant le franquisme (comme celle des Acratas de l’université centrale entre 1967 et 1969). Il a également écrit plusieurs articles et ouvrages critiques sur l’idéologie du progrès, le développement industriel, les métropoles et les luttes pour le droit au territoire.

Avec le soutien du Centre Culture Bruegel et de la Ville de Bruxelles

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