Mondelez est un géant de l’agroalimentaire, présent dans 150 pays et dominant les marchés des biscuits, du chocolat ou des confiseries. Le groupe soigne son image avec des programmes pour un approvisionnement durable, mais sa stratégie vis-à-vis des travailleurs et ses tentatives de manipuler prix et cours de bourse Bourse Lieu institutionnel (originellement un café) où se réalisent des échanges de biens, de titres ou d’actifs standardisés. La Bourse de commerce traite les marchandises. La Bourse des valeurs s’occupe des titres d’entreprises (actions, obligations...).
(en anglais : Commodity Market pour la Bourse commerciale, Stock Exchange pour la Bourse des valeurs)
laissent à penser que son monde est moins délicieux qu’il ne voudrait l’entendre.

Mondelez – pour « monde des délices » - nait en 2012 de la scission du géant américain Kraft. Kraft est un poids lourd de l’agroalimentaire, fruit d’innombrables fusions et acquisitions qui lui ont permis de rafler des marques comme le fromage Philadelphia, le café Maxwell, les charcuterie Oscar Mayer (ex General Foods), Milka, Toblerone, Côte d’or (ex-Suchard Jacobs), Oreo et Ritz (Nabisco), Lu (ex-Danone) ou encore Cadbury . Avec la scission, Kraft conserve les marques américaines. Mondelez reprend les deux tiers des activités de Kraft, dont ses produits phares dans les confiseries, les biscuits, le chocolat et le café au travers des marques Lu, Milka ou Cadbury. Objectif : capter une part de la croissance Croissance Augmentation du produit intérieur brut (PIB) et de la production.
(en anglais : growth)
du « snacking » dans le monde, en particulier dans les pays émergents.

Mondelez se présente comme le numéro 1 en Belgique du chocolat (part de marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
de 40%), des biscuits, et du fromage frais. Le groupe est leader du café depuis la fusion Fusion Opération consistant à mettre ensemble deux firmes de sorte qu’elles n’en forment plus qu’une.
(en anglais : merger)
de sa branche café avec Douwe Egberts. La nouvelle entité (Jacobs Douwe Egberts) est détenue à 49% par Mondelez. La firme américaine possède 8 filiales dans le pays, basées à Herentals, Malines et Namur. Fin 2018, le groupe employait plus de 1.700 travailleurs, ce qui en fait l’un des grands acteurs de l’agroalimentaire belge. Selon la BNB , Mondelez a réalisé 681 millions d’€ de recettes, pour un bénéfice de 18 millions en 2018. Les filiales belges de Mondelez ont redistribué plus de 39 millions d’€ en dividendes la même année ! Depuis 2012, la quasi-totalité des bénéfices belges ont été distribués à la maison-mère américaine.

 Un poids lourd en restructuration permanente

Si la Belgique rapporte à Mondelez, les travailleurs demeurent sous la menace de restructurations permanentes. Un an après sa création, le groupe lance un « plan de rationalisation » mondial. En Belgique, comme dans de nombreux pays, les licenciements s’enchainent. Dès 2012, Mondelez annonce le départ de 66 des 500 travailleurs du site de Namur, et automatise plusieurs lignes de production. En 2013, 40 des 200 salariés de l’usine d’Herentals sont remerciés.

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 Sommaire du n°2

À la Une, notre enquête – “Pesticides – Il était une fois en Wallonie” ; quarante pages pour raconter comment les compagnies phytosanitaires arrivent encore à atteindre leur cible. Au fil des chapitres, cette évidence : les agriculteurs wallons sont seuls face à la problématique.

Voici les éléments clés de cette enquête :

  1. La Belgique reste un des plus gros consommateurs de pesticides en Europe. En Wallonie, ce sont les fruits et les pommes de terre qui sont les plus traitées.
  2. Le Programme wallon de réduction des pesticides est un échec (volet agricole) ; même chose pour la phytolicence. Administration wallonne et associations sont, elles, débordées.
  3. Le conseil indépendant n’existe quasi pas. Les agriculteurs n’ont d’autre choix que d’écouter les délégués commerciaux qui sillonnent le terrain.
  4. Les agriculteurs innovants ne sont pas entendus par les chercheurs, les académies et les institutions, qui font corps avec le système dominant.
  5. Les modes d’emploi des différents produits sont hyper complexes, leur respect est très peu contrôlé dans les champs.

Au sommaire, encore, de ce deuxième numéro de Tchak ! :

- Etablissement Pessleux : la ferme qui n’existait pas
- Circuit court et Covid-19 : après le succès, les défis.
- Abattage à la ferme : éleveurs et consommateurs attendent le go.
- Prince, Oreo, Cha-Cha, etc : une longue liste de biscuits à éviter

Et aussi : quinze pages sur l’actualité ultra-positive des régions en matière de nouveaux producteurs et d’artisans-transformateurs, de créations de magasins coopératifs ou à la ferme, etc.

Pour rappel, Tchak ! est une vraie revue d’information. Elle s’adresse aux producteurs, aux artisans-transformateurs, aux consommateurs. Elle parle d’agriculture paysanne, d’agroécologie et des nouveaux modèles de production, de distribution et de consommation (circuits courts, magasins à la ferme, etc.). Elle questionne les pratiques de l’industrie agro-alimentaire et de la grande distribution.