● 𝟏𝟗𝟗𝟕 : les domiciles des chômeurs et chômeuses déclaré·es isolé·es sont perquisitionnés dès 7h du matin. Les inspecteurs de l’ONEM entrant dans les logements sans prévenir, le soupçon est généralisé.

● 𝟐𝟎𝟎𝟎 : toute personne au chômage est désormais soumise à des contrôles stricts de ses recherches d’emploi dites « actives », sous peine de sanctions ou d’exclusion.

● 𝟐𝟎𝟏𝟐 : le gouvernement Di Rupo instaure la dégressivité généralisée des allocations de chômage et limite dans le temps (trois ans) les allocations d’attente, rebaptisées « allocations d’insertion ».
Les attaques contre le droit aux allocations de chômage ne datent pas d’hier... À chaque fois, ces mesures ont suscité la création de collectifs divers qui ont lutté, parfois avec succès, contre leur mise en application.

● 𝐉𝐚𝐧𝐯𝐢𝐞𝐫 𝟐𝟎𝟐𝟓 : 𝐮𝐧𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐫𝐮𝐩𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜𝐡𝐢𝐞.
Les allocations de chômage sont désormais limitées à deux ans maximum, et les allocations d’insertion à un an. Des milliers de personnes sont à nouveau exclues de ces droits.

Pour nourrir la volonté et l’imagination nécessaires à ce que, cette fois encore, une riposte soit lancée, nous parcourrons ces luttes récentes, de Liège, Bruxelles ou Charleroi.

Peuple et Culture Wallonie-Bruxelles, le Gresea et le Cercle du Laveu vous invitent à une rencontre qui se déroulera à La Zone 𝐪𝐮𝐚𝐢 𝐝𝐞 𝐥’𝐎𝐮𝐫𝐭𝐡𝐞, 𝟒𝟐 𝐥𝐞 𝟐𝟖 𝐣𝐚𝐧𝐯𝐢𝐞𝐫 𝐚̀ 𝟏𝟗𝐡. Place à des personnes qui en furent témoins ou participants.

Leur exposé sera illustré de petites vidéos très représentatives de leurs combats. L’intention n’est pas de se faire une soirée nostalgie mais de nous donner l’envie et des idées pour lancer aujourd’hui une nouvelle offensive.

𝐏𝐚𝐫𝐜𝐞 𝐪𝐮’𝐮𝐧𝐞 𝐥𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐮𝐧 𝐫𝐞𝐭𝐨𝐮𝐫 𝐚̀ 𝐮𝐧 𝐩𝐥𝐞𝐢𝐧 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐚̀ 𝐜𝐞𝐬 𝐚𝐥𝐥𝐨𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐯𝐢𝐭𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐬𝐭 𝐚̀ 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐮𝐫𝐠𝐞𝐧𝐭𝐢𝐬𝐬𝐢𝐦𝐞.


Deuxième débat dans le cadre du cycle de rencontres, débats et projections sur les réformes du travail et les exclusions du chômage. Pour lancer la résistance.

Le 1er janvier 2026 a débuté en Belgique la plus grande vague d’exclusions de chômeuses et de chômeurs de l’histoire du pays. Des dizaines de milliers de personnes et de familles perdent leurs droits et leurs revenus. Derrière ce drame social, ce sont les droits et les intérêts Intérêts Revenus d’une obligation ou d’un crédit. Ils peuvent être fixes ou variables, mais toujours déterminés à l’avance.
(en anglais : interest)
de toutes les travailleuses et de tous les travailleurs — dans ou hors l’emploi — qui sont attaqués de plein fouet. David Clarinval, le ministre de l’Emploi, l’a d’ailleurs affirmé à plusieurs reprises : la limitation et l’exclusion du chômage n’est qu’une pièce du puzzle dans sa « révolution libérale du marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
du travail ».

Mais que se cache-t-il derrière cette formule ? Pourquoi cette réforme du chômage marque-t-elle une rupture aussi brutale dans l’histoire du droit du travail et de la sécurité sociale ? Et si elle n’était que le prélude à une destruction en règle du code travail, visant à réduire au minimum les espaces de protection sociale (chômage, maladie, retraite) et à accroître le contrôle et la pression – bref, un moyen de maximiser l’exploitation de toutes les travailleuses, de tous les travailleurs.

À travers ce cycle de rencontres, nous proposons de :
• Comprendre les logiques globales de ces réformes et leurs effets concrets ;
• Identifier les publics directement touchés —les femmes en premier, les chômeur·euses, les artistes, les travailleuses du soin, les personnes racisées, les malades, les pensionné·es… — et les solidarités possibles entre elles et eux ;
• Ouvrir des pistes de réflexion et d’action Action Part de capital d’une entreprise. Le revenu en est le dividende. Pour les sociétés cotées en Bourse, l’action a également un cours qui dépend de l’offre et de la demande de cette action à ce moment-là et qui peut être différent de la valeur nominale au moment où l’action a été émise.
(en anglais : share ou equity)
collective :
o Que faire face à la précarisation organisée et généralisée ?
o Comment reconstruire des solidarités entre secteurs, et notamment envers les plus exclus ou pénalisés ?
o Quelles leçons tirer des luttes passées ?