Quand vous achetez un produit chez Danone, plus de 20% du prix que vous payez finance la communication. La multinationale est l’un des acteurs de l’agrobusiness qui met le plus en avant son engagement social et environnemental. Une superbe vitrine. Sauf que dans les faits, on est très loin du compte.

Source : Flickr, Danone Nations Cup - Final, (CC BY-NC-SA 2.0)

La revue Tchak ! s’adresse aux producteurs, aux artisans-transformateurs, aux consommateurs. Elle parle d’agriculture paysanne, d’agroécologie et des nouveaux modèles de production, de distribution et de consommation. Elle questionne les pratiques de l’industrie agro-alimentaire et de la grande distribution. Elle adhère au code de déontologie de l’Association des journalistes professionnels.

Fin mai 2020, Danone annonce en grandes pompes qu’elle s’apprête à devenir la première « société à mission » cotée, ce que l’assemblée générale acte un mois plus tard. Pour la multinationale Multinationale Entreprise, généralement assez grande, qui opère et qui a des activités productives et commerciales dans plusieurs pays. Elle est composée habituellement d’une maison mère, où se trouve le siège social, et plusieurs filiales étrangères.
(en anglais : multinational)
de l’agro-alimentaire, une énième opération de communication plus qu’une réelle volonté de changer de modèle. Rétroactes en cinq points pour éclairer ce constat.

 Société à mission : quels engagements ?

Le statut de « société à mission » émane de la loi française PACTE de 2019, relative à la croissance Croissance Augmentation du produit intérieur brut (PIB) et de la production.
(en anglais : growth)
et la transformation des entreprises. Il permet à une firme de se doter d’une « raison d’être » intégrant des missions sociales et/ou environnementales.

Concrètement, les sociétés à mission doivent instaurer un comité de mission composé d’experts externes à la firme (environnement, santé, travailleurs, etc.). Le comité vérifie l’alignement des actions de l’entreprise avec ses engagements et peut se référer au tribunal de commerce en cas de manquement. Dans les faits, la « raison d’être » est une notion juridique tellement floue qu’une entreprise ne sera jamais poursuivie pour non-respect de celle-ci. La loi ne prévoit d’ailleurs aucune sanction sinon le retrait de la qualification d’ « entreprise à mission ». Une sacrée punition !
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 Sommaire du Tchak ! n°4

À la Une, notre enquête sur le cri d’alarme des producteurs bio. En voici les cinq éléments clés :

  1. Longtemps, les producteurs bio ont été épargnés. Préservés des dérives du circuit conventionnel. Peu nombreux, ils étaient courtisés par les supermarchés, les grossistes et les magasins bio spécialisés qui ne négociaient pas les prix.
  2. La tendance se renverse. Plus l’offre en produits bio augmente, plus la grande distribution impose ses prix et ses standards.
  3. Le développement des magasins bio est une aubaine pour les producteurs. Mais beaucoup s’inquiètent d’une propagation des pratiques de la grande distribution au sein du circuit spécialisé.
  4. Parmi les chaînes bio qui ouvrent des points de vente à tour de bras, des enseignes comme Färm et The Barn se distinguent par leur souci sincère pour les producteurs. Pour autant, elles n’échappent pas à quelques incohérences.
  5. Le label bio n’est pas suffisamment exigeant en matière d’impact sur la biodiversité, la qualité de vie et l’économie sociale. Interview avec Anne Lemineur, gérante de La Biosphère, un magasin pionnier dans le secteur.

Au sommaire aussi de ce quatrième numéro de Tchak ! :

- HelloFresh : une vitrine séduisante, une arrière-boutique peu reluisante.
- Lait de la Baraque : une nouvelle brique qui court-circuite l’industrie.
- Politique agricole commune : le double discours des grands syndicats agricoles.
- « Zéro résidu de pesticides » : une appellation plutôt bidon.
- Magasins de quartier et de village : un lieu de vie et d’intelligence collective.
- Multinationale : la vraie couleur du logo de Danone
- Socfin : le couple Belgo-français qui accapare les terres
- Cédric Herrou : le paysan devenu héros ou voyou

Et aussi : 15 pages sur l’actualité des régions en matière de nouveaux producteurs et d’artisans-transformateurs, de créations de magasins coopératifs ou à la ferme, de luttes paysannes, etc.

La revue Tchak ! s’adresse aux producteurs, aux artisans-transformateurs, aux consommateurs. Elle parle d’agriculture paysanne, d’agroécologie et des nouveaux modèles de production, de distribution et de consommation. Elle questionne les pratiques de l’industrie agro-alimentaire et de la grande distribution. Elle adhère au code de déontologie de l’Association des journalistes professionnels.

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