Matières premières

Articles sous ce mot clé

  • Commercialiser les secrets…

    , par Raf Custers

    Les marchés des capitaux s’approprient un nouveau mot d’ordre : "ESG disclosure", concept également promu par la Commission européenne et certaines ONG. En ce faisant, ils prennent de court pas mal d’observateurs critiques. ESG "disclosure" ? Entendre : transparence en matière d’environnement, du social et de la gouvernance. Des nouveaux instruments créés pour fluidifier l’investissement.

  • Eurotransparence made in USA

    , par Erik Rydberg

    Combien de temps faut-il pour qu’une "directive" promulguée à Washington soit transposée en Europe ? Réponse : moins d’un an. Voir le cas de l’initiative "transparence" du commissaire au Marché intérieur, Michel Barnier. Le monde est un grand marché, pour qui en douterait.

  • Terres rares, enjeu de développement

    , par Raf Custers

    Cette analyse fait écho à des contacts avec la FGTB Wallonne, la Fédération européenne des métallos (FEM), le Comité d’entreprise européen d’Umicore et le groupe de travail "Chine" de la CSC : le syndicat des métallos états-unien veut saisir l’OMC contre la Chine. Cela nous concerne ?

  • Sidérurgie. Bras de fer oligopolistique en Extrême-Orient

    , par Raf Custers

    Braquée sur les Sommets des chefs d’Etat, la presse se fait myope sur d’autres centres de décision qui pèsent sur le quotidien de ses lecteurs. Voir le cas du fer, une matière première qui entre dans la plupart des produits de consommation et où trois entreprises seulement dominent le cours des affaires. Ces dernières années, elles ont dû faire face à la montée de la Chine. Cette grande économie émergente, devenue premier consommateur de fer, ébranlait les Titans du Fer. Les sidérurgistes chinois parvenaient même à faire baisser le prix du fer. En 2010, cependant, le Dragon chinois a dû céder devant le poids conjugué des "Big Three". On ne sort pas facilement des rangs dans l’ordre mondial actuel.

  • 2009, année pétrolière flottante !

    , par Bruno Bauraind

    L’année 2009 fut paradoxale sur le marché pétrolier. Alors que le niveau de production de l’OPEP est quasiment inchangé depuis l’automne 2008 [1], que les économies pétrodépendantes sortent timidement de la récession [2], les prix de l’or noir s’affolent ! Certains y voient la conséquence de la faiblesse du dollar, du manque d’investissement dans les capacités de raffinage des pays occidentaux ou encore de la vitalité de l’économie chinoise. Ces paramètres sont à prendre en compte dans l’explication de ce paradoxe mais peut-on ignorer tout ce pétrole qui flotte en mer ? Depuis novembre 2008, alors que le prix du pétrole était au plus bas, les principaux opérateurs du marché ont stocké en mer, parfois pendant plusieurs mois, d’importantes réserves dans les cales de supertankers, tout en spéculant à la hausse sur les marchés à terme. Retour sur une manipulation du marché pétrolier…


[1A l’époque, pour lutter contre un prix très bas, les pays exportateurs ont décidé de diminuer de 4,2 millions de barils/jour leur production. Le niveau a été laissé inchangé lors du sommet de l’OPEP à Luanda le 22 décembre 2009. Les Echos du 4 janvier.

[2Les stocks américains diminuent, mais reste supérieur de 5% en moyenne à ce qu’ils étaient les années précédentes. L’Echo du 6 janvier 2010.