Le dépôt de bilan de BenQ Mobile, firme taïwanaise active dans le domaine des nouvelles technologies, menace quelque 3.000 emplois sur 3 sites en Allemagne. Ce licenciement massif ne concerne, à première vue, d’aucune façon le géant allemand… Pourtant, derrière BenQ se cache l’ancienne division de téléphonie mobile de Siemens. En 2005, la multinationale? allemande avait été jusqu’à payer le repreneur asiatique pour le convaincre d’absorber un actif largement déficitaire. En fait, la filiale de Siemens était déjà, selon le journal L’Echo, condamnée à la faillite à cette époque. Le syndicat IG Metall estime que l’industriel allemand s’est déchargé de la liquidation de son activité à problèmes sur BenQ. De plus, Siemens avait décidé, quelques semaines plus tôt, d’augmenter de 30% le salaire de ses principaux dirigeants. Les pressions politiques et syndicales ont néanmoins fait reculer l’entreprise munichoise qui a décidé d’affecter cette augmentation (35 millions d’euros...) à un fonds? d’aide aux travailleurs licenciés. Ce "don" va peut-être permettre à Siemens de redorer son blason mais, selon IG Metall, il représente une goutte d’eau dans la mer de besoins que provoque ce dépôt de bilan.

Source : L’Echo du 4 octobre 2006 et le site des métallos liégeois www.6com.be