Le classement des 500 plus grosses entreprises mondiales effectué par le Financial Times ("FT Global 500") a été publié en juin 2011. Cela ne manque pas d’intérêt. Où va le monde ? Ici, on a une réponse chiffrée. Sur les cent premiers mastodontes, en termes de valeur boursière, plus du tiers (37%) naviguent sous pavillon états-unien. L’Europe vient en deuxième (26%, voire 31% si on ajoute, hors UE, la Suisse et la Norvège). La Chine, c’est 10%, Hong Kong inclus. La "valeur" boursière totale des 100 paquebots ? 9.095 milliards d’euros – soit 123 fois le PIB de la Wallonie, montant à l’intérieur duquel les "entreprises" financières (banque et assurance), au nombre de 26 (un quart du total), pèsent presque 22% (1.970 milliards d’euros). Tout cela est intéressant également en termes d’emplois. Ensemble, à eux seuls, les 100 géants emploient presque 17 millions de travailleurs, dont plus de 2 millions chez Wal-Mart, qui est 19e au classement. Avec ces chiffres-là, on peut s’amuser un peu. On a eu l’occasion de le noter plus d’une fois, le critère central du classement est la "valeur" boursière du top 500. Sa valeur spéculative, si on préfère. Cela vaut ce que cela vaut. Rien n’empêche dès lors d’étendre la "grille d’analyse" aux travailleurs. Suffit d’une petite opération de division. Elle indique que, en moyenne, un travailleur employé par le top 100 "vaut" individuellement près de 537.000 euros. Voilà un "capital humain" qui ne manque pas de poids...