Le Gresea est né pour partie de la volonté de syndicalistes. Ce n’est donc pas un hasard si l’emploi et les enjeux liés au travail se trouvent au cœur de ses réflexions. Cependant, au fil des années et de la crise que traverse depuis plusieurs décennies le monde du travail, le questionnement a évolué. Au tournant des années 1980, le mouvement social belge et européen voyait dans le plein emploi un levier puissant pour renforcer l’État social. Quatre décennies plus tard, ce plein emploi? ressemble parfois à une chimère. Car l’emploi à tout prix, sous le prétexte de la compétitivité a fortement précarisé les conditions de travail d’une partie du salariat. Plus récemment encore, les logiques économiques du capitalisme de plateforme mènent à un salariat déguisé - sous statut d’indépendant ou hors-statut - s’affranchissant ainsi des droits liés à l’emploi.

En 1995, le Gresea publiait le cinquième dossier pédagogique de sa collection « Les clés pour… ». Il s’agissait, sous la plume de Jean-Luc Iwens [1], de cartographier l’emploi dans le monde. À l’époque, même si le taux de chômage avait explosé dans les pays d’ancienne industrialisation (ou dits « développés ») et que les plans d’ajustement structurels du FMI? avaient achevé de déstructurer les relations professionnelles dans les pays du Sud, le plein emploi? restait un objectif de politique économique? consensuel pour le monde progressiste européen. C’est d’ailleurs toujours le cas. En effet, la période des trente glorieuses? en Europe a montré empiriquement deux éléments importants : d’une part, qu’un taux de chômage faible améliore le rapport de force du monde du travail face à celui du capital? et d’autre part que le progrès social était synonyme de droits attachés à l’emploi. Des droits défendus par des organisations syndicales puissantes et des mécanismes de protection sociale de plus en plus développés.

La brochure du Gresea s’ouvre sur le constat que la crise économique que nous vivons depuis plus de 40 ans est avant tout une crise du travail : « le monde du travail est en crise. C’est lui qui est en crise et non l’économie, comme on le prétend si souvent. En tout cas, dans les pays industrialisés, les années de véritable récession ?(diminution du PIB) depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale se comptent, au pire, sur les doigts d’une seule main : trois fois, en Belgique. Le véritable problème est que la croissance que connaissent nos pays est une croissance sans emploi, une croissance qui multiplie dramatiquement le nombre d’exclus, et cela malgré tous les reculs imposés aux travailleurs : diminution des bas salaires, précarisation des emplois, remise en cause de nombreuses conquêtes sociales, etc. Ce n’est donc pas uniquement de croissance que nos pays ont besoin, mais d’une autre croissance qui répond aux besoins individuels et collectifs des membres de nos sociétés » [2].

Cette crise ne prend cependant pas la même forme partout…

En Afrique, « la plupart des emplois en milieu rural ne sont pas des emplois salariés. Environ les trois quarts de la population agricole sont constitués de petits exploitants qui vivent, bien souvent, en régime d’autosubsistance. Dix autres pour cent représentent les paysans sans terre qui doivent, pour survivre, s’engager comme ouvrier agricole ou pratiquer d’autres activités. Dans l’un et l’autre cas, ils n’ont que très rarement de véritables contrats de travail. Finalement, seule une petite couche de travailleurs agricoles qui sont employés dans de grandes exploitations produisant pour l’exportation, ont des chances d’avoir de véritables contrats d’emploi. La situation n’est pas plus brillante en milieu urbain. L’exode rural qui se poursuit à un rythme de 6 à 8 % par an ne débouche, la plupart du temps, que sur une augmentation du chômage et une croissance du secteur informel? » [3].

En Asie, la situation est plus contrastée. Si l’ « usine du monde », et particulièrement la Chine, crée des emplois en attirant l’investissement des firmes multinationales occidentales, elle le fait souvent au détriment des conditions de travail. Les zones affranchies [4] de droits pour les travailleurs s’y sont multipliées ces dernières décennies : « l’Asie est le continent par excellence où se sont développées les zones franches industrielles. La Chine se classe en tête, toute catégorie, avec environ 700 000 emplois liés à des activités d’exportation bénéficiant d’un régime franc, notamment dans les ZES (zones économiques spéciales). La principale province d’accueil d’industries franches est le Guangdong, qui regroupe trois ZES. Les sociétés de Hong Kong y auraient déjà investi dans 80 % des 4 000 entreprises à capitaux étrangers et contrôleraient 65 % des 3,7 milliards de dollars de capital?. Pour leur part, les investisseurs de Taïwan seraient présents dans 400 entreprises employant environ 100 000 personnes » [5].

Enfin, l’Amérique latine est touchée de plein fouet par les programmes d’ajustement structurel à partir des années 1980 : « si les statistiques de chômage ne sont pas aussi élevées, c’est également parce que l’ajustement s’est réalisé en Amérique latine par une baisse dramatique des salaires. D’après le BIT, entre 1980 et 1992, dans l’ensemble de l’Amérique latine, les salaires dans les industries manufacturières ont baissé de 7 %, ceux en vigueur dans le secteur de la construction de 12 %, ceux dans l’agriculture de 30 % et les salaires minimaux de 34 %. De plus, ces chiffres globaux recouvrent de très fortes différences entre les pays » [6].

Comme le rappelait Lise Blanmailland en 2013, la notion de « travail » n’est pas la même en Occident ou dans les pays en développement : « dans les pays en développement, le secteur informel? atteint une intensité particulièrement accrue. En Haïti, il représente 92% des emplois ! En Inde, 83%. Alors qu’il concerne déjà 1,8 milliard de personnes dans le monde, il pourrait, selon l’OCDE?, atteindre deux tiers de la population active en 2020 » [7]. Si avec René Deschutter, on peut constater que le travail informel montre : « tout le dynamisme dont font preuve des millions de personnes dans le Tiers-Monde en vue de survivre, de subsister et d’améliorer leurs conditions de vie » [8], on est loin de la conception européenne de l’emploi qui « protège » et qui contribue à la sécurité sociale et à l’impôt. Mais l’Europe se rapprocherait-elle peu à peu du Sud ? Si les années 1970 marquent en Europe un glissement vers un taux de chômage structurellement haut et une plus grande précarité de l’emploi, depuis le tournant de la dernière décennie, dans certains secteurs « numérisés » comme celui des coursiers ou des chauffeurs, on voit bien apparaître du travail hors emploi. Ces travailleurs précaires travaillent le plus souvent comme faux indépendants ou bien hors-statut d’emploi grâce à une extension du « volontariat », par exemple. Tout cela étant finalement très peu « formel ».

La compétitivité et l’emploi : un salariat précarisé

Les années 1970 voient advenir des changements importants sur le plan macro-économique et sur celui des politiques économiques et sociales. La baisse des gains de productivité et l’essoufflement du modèle keynésien dès la fin des années 1960 s’accompagnent de la mise à mort en 1971 par les États-Unis du système monétaire issu des accords de Bretton Woods [9]. À la spéculation monétaire s’ajoutent, à partir de 1979 aux États-Unis, des hausses de taux d’intérêt? qui vont conduire les capitalistes à privilégier la rente aux investissements productifs. Enfin, la décennie 1970 est également celle des deux chocs pétroliers (1973 et 1979) qui auront un impact non négligeable sur le renchérissement de la vie en Europe. Dans ce contexte de stagnation économique et d’inflation galopante, le chômage explose – en Belgique, il va tripler durant la décennie. L’époque est aussi caractérisée par l’arrivée au pouvoir de gouvernements de droite, parfois qualifiés de « néolibéraux ». En Belgique, entre 1981 et 1987, les gouvernements Martens vont mener des politiques d’austérité visant à assainir les finances publiques et, surtout, à protéger les détenteurs de capitaux [10]. Avec cette modification du rapport capital?/travail, c’est la conception même des politiques économiques qui change. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’État en Europe intervenait directement sur les structures industrielles afin d’assurer la croissance économique. Il est désormais le garant de la compétitivité du territoire. À partir des années 1980, l’État doit faire en sorte de conserver ou d’attirer les investisseurs privés à partir d’incitations salariales ou fiscales.

Cette obsession de la compétitivité appliquée à l’État ne repose sur aucune définition scientifique : « en général, on utilise deux critères centraux pour identifier la compétitivité ou le retard en la matière : les parts de marché pour les entreprises, les exportations nettes pour les pays. Une firme qui gagne des parts de marché serait compétitive. Une nation qui aurait une balance commerciale positive de façon durable gagnerait le même label. De nouveau, c’est le flou le plus total. On peut accepter que les parts de marché puissent être source de satisfaction ou d’inquiétude dans les compagnies. Une entreprise qui voit ses marchés se réduire aura du mal à dégager des marges bénéficiaires. Si cela perdure, elle devra sans doute mettre la clé sous la porte. En revanche, pour un État, que signifie cette obsession compétitive ? Certes, un pays qui importe davantage verra des sorties d’argent qu’il devra sans doute compenser par des arrivées de capitaux extérieurs. Or, ceux-ci voudront être rémunérés par des dividendes, des intérêts, des rentes, qui sortiront du territoire les années suivantes. Cela dégradera plus encore la balance des paiements. Mais cela signifie-t-il pour autant qu’il faille rechercher, comme c’est le cas en Allemagne et comme on essaie de l’imposer partout en Europe, d’avoir des excédents commerciaux de plus en plus importants. Exporter veut dire produire davantage qu’on ne consomme. C’est donc un frein à la satisfaction des besoins de sa propre population qu’on préconise et cela rapporte surtout aux dirigeants et actionnaires des firmes exportatrices » [11].

Alors que le partage des gains de productivité était au centre des discussions entre les interlocuteurs sociaux jusqu’à la fin des années 1970, la quantité d’emplois devient le cœur des négociations professionnelles, souvent au détriment des salaires et des conditions de travail. Le coût du travail s’impose pour désigner les revenus tirés du travail et la flexibilité devient une monnaie d’échange contre les investissements. Pourtant, malgré 40 ans de politiques d’emploi « compétitives », le taux de chômage n’a quasiment pas reculé.

Qu’importe, une pression plus grande sera exercée sur les personnes hors emplois. Dans le Gresea Échos n°76 de décembre 2013, Daniel Richard revient sur les différentes réformes du chômage : accélération de la dégressivité des allocations, limitation des allocations dans le temps, surveillance des chômeurs, accès aux allocations plus compliqués pour les jeunes… [12]. À l’époque, l’exclusion pure et simple n’était encore qu’un projet…cette mesure entrera en vigueur en Belgique en 2015 [13] !

Précariser les chômeurs ne crée évidemment pas d’emplois, mais représente bien un levier pour faire pression sur les salaires. La compétitivité contre l’emploi et, surtout, contre les chômeurs !

La technologie : une sortie du salariat par le bas ?

À l’heure actuelle, il est difficile d’aborder l’emploi sans questionner les dernières évolutions technologiques, et particulièrement la numérisation. Certains y voient même la fin de l’emploi ou du travail [14]. Cette « révolution technologique » rendue possible par des innovations récentes (les smartphones, les algorithmes et l’internet à haut débit) prend pourtant racine au cœur du 20e siècle. Les 18 et 19 mai 1995, le Gresea organisait en collaboration avec l’Observatoire Social Européen un colloque sur les « autoroutes de l’information » [15]. Cette expression prononcée « pour la première fois par Al Gore renvoie aux grands projets autoroutiers des années 1950 et vise à intégrer dans un même réseau de transmission les principaux outils de communication [de l’époque] que sont le téléphone, la télévision et l’ordinateur » [16]. Déjà à l’époque, les analystes se laissaient facilement aller à la démesure. Certains y voyaient la voie toute tracée vers le « village global ». D’autres, comme aujourd’hui, annoncent sans ménagement la fin du travail ou l’explosion du chômage. À l’heure d’écrire ces lignes, cette intégration par des réseaux de fibres optiques des différents moyens de communication est réalisée. L’emploi n’a pas disparu et la hausse du chômage si souvent annoncée n’est pas advenue. Par contre, certaines craintes quant aux conséquences économiques et sociales de la monopolisation de ces technologies par quelques grandes firmes semblent se vérifier. Ainsi, dès 1995, Brahim Lahouel s’inquiétait de la privatisation du transfert de données sur l’Internet. À l’époque, il était l’apanage d’un oligopole composé des firmes américaines MCI, ANS et Sprint [17] . Passée la bulle technologique de 2001 et au fil des fusions-acquisitions, d’autres multinationales des télécommunications vont s’imposer. Aujourd’hui, Google, Facebook ou Apple ont pris le relais.

Outre ce monopole privé sur l’information et sa circulation, l’usage de ces technologies permet une nouvelle offensive sur l’emploi. Les plateformes numériques remettent en cause le salariat et les droits des travailleurs : « qu’ils s’agissent des plateformes de livraison (Uber ou Deliveroo) ou des plateformes de freelancers (Up work, Amazon Mechanical Turk ou ListMinut en Belgique), ces entreprises partagent une « hyper exploitation salariale ». Celle-ci est tout d’abord la conséquence d’une remise en question partielle de la relation salariale. Ces entreprises refusent le statut d’employeur en s’érigeant en simple intermédiaire entre une demande et une offre de travail. Les plateformes décident pourtant de qui travaille, comment et dans quelles conditions. Le vide juridique actuel et l’encouragement de nombreux États pour faciliter des régimes juridiques allant dans le sens de la déréglementation? de la norme sociale d’emploi leur permettent de disqualifier, par l’évitement de leur responsabilité d’employeur, les mécanismes de négociation collective et les luttes sociales. Sans patron identifiable contre qui lutter, les luttes sociales peuvent sembler inefficaces ; et sans patron avec qui négocier, la concertation sociale est rendue impossible…

Les plateformes permettent également un processus de déprofessionnalisation et de remise en cause de la qualification. Là se situe sans doute l’enjeu principal de cette évolution de l’entreprise pour les travailleurs. Sur Upwork ou ListMinut, nul besoin d’être plombier ou électricien pour exercer ce métier, c’est au consommateur de certifier le travail ! Certains évangélistes du numérique y voient une « libération du travail ». Dans les faits, laissez au consommateur le soin d’évaluer le travail renforce la détermination des salaires par le marché. Ce qui est un formidable levier pour faire pression à la baisse sur les salaires, bien plus qu’un gage de libération du travail… » [18].

Devant cette « banlieue » du salariat qui s’étend, une question est revenue à plusieurs reprises sur la table de réunion du Gresea : l’emploi est-il encore le bon levier pour conquérir des droits ?

Faut-il en finir avec l’emploi ?

Aujourd’hui, face à ce travail nu, ces emplois « sans droits » ne permettent plus ni de vivre décemment ni de financer suffisamment les mécanismes de protection sociale. Le monde progressiste européen se trouve sur la défensive. Ainsi, d’aucuns voudraient contester la centralité du travail en proposant des formes de revenus universels détachées de l’emploi [19]. D’aucuns voudraient partager l’emploi existant en favorisant une flexibilité « choisie » [20]. Si ces propositions ont le mérite d’ouvrir grand le débat sur la crise du travail et de l’emploi, elles ne remettent aucunement en cause les racines du problème : les caractéristiques actuelles du régime d’accumulation capitaliste. Le travail y est de plus en plus réduit à n’être qu’une simple variable d’ajustement des revenus du propriétaire.

Devant ce capitalisme redevenu « sauvage », l’heure est aux luttes sociales. Vingt-trois ans après le colloque sur les autoroutes de l’information, le Gresea et l’Altersummit ont participé en octobre dernier à la mise en marche d’un mouvement social européen contre les plateformes de livraison grâce à la fondation de la Fédération Transnationale des Coursiers [21]…Quel que soit le siècle, quel que soit le niveau technologique, la lutte des travailleurs et des travailleuses pour leurs droits continue ! Quel que soit l’endroit du monde, quel que soit l’emploi ou le métier, le travail et la nature sont les seules sources de richesse. Il faut toujours partir de là !

 


Analyse parue dans le Gresea Echos 96, décembre 2018. Pour commander ce numéro, rendez-vous ici

 


Pour citer cet article : Bruno Bauraind, L’emploi est-il toujours vecteur de droits ?, décembre 2018, disponible à l’adresse : [http://www.gresea.be/L-emploi-est-il-toujours-vecteur-de-droits]

Notes

[1. Comme le rappelle néanmoins l’auteur : Le contenu de ce dossier et son articulation se fondent principalement sur une formation donnée par Gérard FONTENEAU (syndicaliste international) sur le thème de « l’emploi dans le monde ». Cette séance a été la première d’un cycle de cours sur « la mondialisation de l’économie et ses conséquences sur l’emploi ».

[2. J-L Iwens, L’emploi dans le monde. Des fiches pour comprendre, septembre 1995.

[3. J-L Iwens, idem.

[4. “Une zone franche? industrielle (ZFI) est une zone industrielle généralement clôturée ou physiquement isolée qui offre des incitations spéciales aux industries d’exportation, avant tout l’importation hors taxes (la zone est située hors douane), un cadre réglementaire allégé, ainsi qu’un niveau d’imposition minimal ou nul. Des entreprises individuelles, bien que non situées dans une ZFI, peuvent aussi se voir accorder les avantages d’un régime franc”

[5. J-L Iwens, idem.

[6. J-L Iwens, idem.

[7. L. Blanmailland, Le chômage…ailleurs, 2013. Article disponible à l’adresse : http://www.gresea.be/Le-chomage-ailleurs

[8. R. De Schutter, Le secteur informel?, clés pour…, Gresea, 1996.

[9. Ville du New Hampshire près de la côte Est des États-Unis. En juillet 1944, s’est tenue, au Mount Washington Hotel, une conférence internationale pour bâtir un système financier solide pour l’après-guerre. La délégation américaine était menée par Harry Dexter White, la britannique par l’économiste John Maynard Keynes. Ce sommet a reconfiguré le système monétaire international jusqu’en 1971. Selon les accords, toutes les devises étaient échangeables en dollars à taux fixe. Seul le dollar était convertible en or au taux fixe de 35 dollars l’once. Et un organisme est créé pour aider les pays qui ont des problèmes avec leur balance des paiements : le Fonds? monétaire international (FMI?).

[10. Voir à ce sujet : R. Savage, Histoire inédite de l’économie belge, Couleur livres/Gresea, 2008.

[11. H. Houben, La compétitivité, Késako ?, 2014, article disponible à l’adresse : http://gresea.be/La-competitivite-kesako

[12. Emploi, chômage : les deux faces d’un même marché, Gresea Echos n°76 de décembre 2013, disponible à l’adresse : http://www.gresea.be/IMG/pdf/ge76_chomage.pdf.

[13. À noter que cette mesure provoqua la naissance, en Belgique, d’une association de chômeurs.euses engagé.es du nom de Riposte.CTE qui prône une réduction collective du temps d’emploi. Voir https://riposte-cte.org/pour-une-reduction-collective-du-temps-demploi-rcte/

[14. B. Bauraind, Numérisation de l’économie et déterminisme technologique, 2018, article disponible à l’adresse : http://www.gresea.be/Numerisation-de-l-economie-et-determinisme-technologique

[15. Les autoroutes de l’information. Pour une large concertation sociale. Actes du colloque organisé par le Gresea et l’OSE, mai 1995.

[16. B. Lahouel, Les autoroutes de l’information : d’où ça vient ? , Gresea Échos n°6, septembre 1995.

[17. B.Lahouel, Internet : circulez pour bien voir !, Gresea Échos, n°7, décembre 1995.

[18. B. Bauraind, idem.

[19. Anne Dufresne et Cédric Leterme, Le revenu universel. Origines et histoires, 2018, article disponible à l’adresse : http://www.gresea.be/Le-revenu-universel

[20. Anne Dufresne et Bruno Bauraind, De la Belgique à l’Allemagne, que reste-t-il de la réduction collective de travail, 2018. Article disponible à l’adresse : http://www.gresea.be/De-la-Belgique-a-l-Allemagne-que-reste-t-il-de-la-reduction-collective-du-temps

[21. Sebastian Franco et Anne Dufresne ont co-organisé la première Assemblée Générale des coursiers : http://www.altersummit.eu/accueil/article/assemblee-transnationale-des-coursiers. Voir à ce sujet A. Dufresne, Coursiers de tous les pays, unissez-vous !, décembre 2018, article bientôt disponible sur le site du Gresea.