Deliveroo, Uber, Airbnb… Les sociétés de plateforme ont fait une entrée fulgurante dans notre quotidien mais, derrière une image moderne et alternative, la réalité pour les travailleurs et travailleuses de l’économie de plateforme est bien moins enviable.

Il ne s’agit pas d’un simple secteur économique parmi d’autres, c’est en réalité un cadre nouveau qui vient redéfinir et réinventer l’ensemble des secteurs économiques traditionnels. Particulièrement en ce qui concerne les conditions de travail, hyper-flexibles et ultra-précaires. Des pratiques qui, à terme, risquent de s’étendre à l’ensemble des salariés.

Nouvel eldorado néolibéral, le capitalisme de plateforme prétend offrir un travail facilement accessible et flexible à des personnes à la recherche d’un complément de revenu ou en phase d’insertion sur le marché du travail. En réalité, dans le contexte de chômage actuel, il s’agit, pour beaucoup de travailleurs de plateforme, de leur seule et unique activité de subsistance.

La généralisation de l’économie de plateforme pose un défi au syndicalisme et à l’ensemble des travailleurs. Ce colloque est l’occasion de saisir les mécanismes, les enjeux mais aussi l’idéologie qui justifie aujourd’hui le développement d’une nouvelle forme de capitalisme.

Programme

9h : Accueil
9h30 : Introduction - CEPAG
9h40 : Précarisation néolibérale du salariat - Nicolas Pessemier, Jeunes FGTB
10h15 : Capitalisme de plateforme, le modèle de la Silicon Valley - Yoann Jungling, FGTB Liège
10h45 : pause
11h00 : Economie de plateforme et mobilisation collective : l’exemple du collectif des coursier-e-s belge contre Deliveroo - Anne Dufresne (GRESEA)
11h30 : Économie de plateforme, économie sociale et consommation responsable, des modèles compatibles ? (François Moens, Propage-s)
12h00 : Questions & débat
12h30 – Fin des travaux & lunch

Inscription et renseignements :cepag cepag.be - 081/26 51 56