Nous vous proposons de participer à un petit jeu. Une fois n’est pas coutume.

Rédigeant le dossier "Emploi et chômage" du Gresea échos, nous avons cherché, auprès des meilleures sources mais en vain, une réponse aux deux questions suivantes.

Primo, pourquoi a-t-on imaginé, en 1982, à l’Organisation internationale du travail (OIT), lorsqu’il a fallu élaborer les critères de standardisation statistique internationale, de qualifier comme non chômeur quiconque a ("durant la période de référence") travaillé "au moins un heure". Tel universitaire note à juste titre que voilà bien une définition d’une personne au travail qui ″heurte la perception commune de ce qu’est un emploi″ - mais il n’en explique pas l’origine. Bref : qui, voire une représentant de quelle catégorie d’intérêts, a promu cette idée saugrenue ? Qui et quand et pourquoi, c’est-à-dire : avec quelle justification ?

Secundo, tant l’Onu avec ses Objectifs du millénaire que l’OIT dans sa campagne pour un travail décent plaident pour des politiques de, ouvrez les guillemets : "plein emploi productif". Le plein emploi, on connaît, c’est bien documenté, mais que signifie ici l’adjectif – restrictif – "productif" ? Même type de question : qui (quel groupe d’intérêts) a parachuté ce concept, quand et pourquoi (quelle justification) ?

Toute contribution (par lettre, courriel ou téléphone) tendant à aider à la "manifestation de la vérité", comme on aime à le dire au Palais de la Justice, sera récompensée par l’envoi du livre "Chasseurs de matières premières" de notre collègue Raf Custers, que nous venons de publier aux Éditions Couleur livres. Avis aux amateurs – et chasseurs de primes...