Révolution versus évolution/transition ? Anticapitalisme versus décroissance ?
Dès la fin des Trente Glorieuses, Cornélius Castoriadis (1975), et André Gorz (1978) situaient la clé du changement radical de notre logique d’évolution non pas dans la définition d’un projet politique, mais dans la (...)

Université Populaire
Rue de la Victoire 26 - 1060 Bruxelles

Midi Éconosphères N°29 : Post-croissance ou autre croissance ? Intégrer les défis écologiques, économiques et sociaux


15 juin, Bruxelles

Vendredi 12 mai 2017, Gresea, 3025 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

Révolution versus évolution/transition ? Anticapitalisme versus décroissance ?

Dès la fin des Trente Glorieuses Trente glorieuses Période des trente années suivant la dernière guerre, entre 1945 et 1975, au cours de laquelle la croissance économique a atteint dans les pays occidentaux des taux très élevés, beaucoup plus élevés que dans les périodes antérieures. Ce taux élevé de croissance est essentiellement dû à la conjonction de plusieurs catégories de facteurs comme le progrès de la productivité, la politique de hauts salaires, la régulation par les pouvoirs publics, etc.
(En anglais : The Glorious Thirty)
, Cornélius Castoriadis (1975), et André Gorz (1978) situaient la clé du changement radical de notre logique d’évolution non pas dans la définition d’un projet politique, mais dans la subversion par l’imaginaire.

Aujourd’hui, les symptômes écologiques et sociaux qui signent la fin d’une époque basée sur l’objectif de croissance Croissance Augmentation du produit intérieur brut (PIB) et de la production.
(en anglais : growth)
(changement climatique, gains de productivité Productivité Rapport entre la quantité produite et les ressources utilisées pour ce faire. En général, on calcule a priori une productivité du travail, qui est le rapport entre soit de la quantité produite, soit de la valeur ajoutée réelle (hors inflation) et le nombre de personnes nécessaires pour cette production (ou le nombre d’heures de travail prestées). Par ailleurs, on calcule aussi une productivité du capital ou une productivité globale des facteurs (travail et capital ensemble, sans que cela soit spécifique à l’un ou à l’autre). Mais c’est très confus pour savoir ce que cela veut dire concrètement. Pour les marxistes, par contre, on distingue la productivité du travail, qui est hausse de la production à travers des moyens techniques (machines plus performantes, meilleure organisation du travail, etc.), et l’intensification du travail, qui exige une dépense de force humaine supplémentaire (accélération des rythmes de travail, suppression des temps morts, etc.).
(en anglais : productivity)
réduits, chômage massif, …) posent de nombreuses questions : comment appréhender l’incertitude radicale, l’ « entre-deux », la transition à laquelle nous sommes confrontés ? Comment articuler un projet et une pensée « au-delà de la croissance Croissance Augmentation du produit intérieur brut (PIB) et de la production.
(en anglais : growth)
 » ?

Comment poser, à nouveau frais, les questions de l’emploi, des finances publiques, ou de la paix sociale, mais aussi celles relatives aux valeurs, à la répartition des richesses, ou aux limites imposées par la nature ?

Pour répondre à ces questions essentielles, nous accueillerons, à la croisée de deux univers de pensée, un économiste et deux syndicalistes : Kevin Maréchal, économiste au sein du Centre d’Etudes Economiques et Sociales de l’Environnement de l’ULB (CEESE-ULB) et Chargé de cours à Gembloux Agro-Bio Tech/Université de Liège, qui abordera la nécessité d’adapter les cadres théoriques aux défis de notre siècle et à collaborer avec d’autres disciplines, en particulier celles des sciences du vivant ; et dans une toute autre approche, Daniel Richard, Secrétaire interprofessionnel de la FGTB de Verviers et Felipe Van Keirsbilck, Secrétaire général de la Centrale des employés (CNE-CSC) interviendront avec comme perspective la permanence d’un rapport capital Capital Ensemble d’actifs et de richesses pouvant être utilisés pour produire de nouveaux biens ou services.
(en anglais : capital, mais aussi fund ou wealth)
/travail comme enjeu de toute réflexion sur la croissance, la décroissance ou la post-croissance.

Inscription obligatoire pour le 13/6/2017 à l’adresse econospheres gmail.com

Sandwichs et boissons sur place.

Quand ? Le jeudi 15 juin 2017 de 12h à 14h
Où ? A l’université populaire : rue de la Victoire 26 à 1060 Bruxelles

 


 

Pour consulter les E-dossiers et visualiser les vidéos et capsules des 5 événements précédents, cliquez ci-dessous :

Soirée Econosphères n°28 : « Dépasser le salariat ? Enjeux et perspectives »
http://www.econospheres.be/Soiree-Econospheres-no28-Depasser

Soirée Econosphères N°27 : Quel futur pour Belfius face au risque de privatisation ?
http://www.econospheres.be/Soiree-Econospheres-No27-Quel-665

Soirée Econosphères N°26 : Ciné-débat sur la stratégie des luttes suite à la projection du film : “Comme des lions"
http://www.econospheres.be/Soiree-Econospheres-No26-Cine

Soirée Econosphères N°25 : Attention ! danger : Lois Travail !
http://www.econospheres.be/Soiree-Econospheres-No25-Attention

Soirée Econosphères N°24 : Economie collaborative versus Uberisation
http://www.econospheres.be/Soiree-Econospheres-No24-Economie