Histoire de l’apartheid et de sa chute


Mardi 6 mars 2007, Xavier Dupret, 16784 signes.

version actualisée en janvier 2008

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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Le 17 mars 2007, le Gresea était invité par l’ONG "International Action for Liberation" (INTAL [1]) dans le cadre d’une formation visant à informer un public de jeunes militants sur le boycott engagé contre les produits d’Afrique du Sud à la fin des années quatre-vingt. La distance des faits historiques évoqués impliquait de retracer dans les grandes lignes l’histoire de la colonisation de l’Afrique du Sud et de la mise en œuvre de l’apartheid

Contrairement aux colonies "classiques" placées sous la domination d’une seule métropole dans le cadre d’une politique d’extension d’imperium, on trouve deux populations blanches distinctes en Afrique du Sud : les anglophones et les Boers (ou Afrikaners) dont la langue, l’Afrikaans, est une variante du néerlandais.

En 1652, la Compagnie hollandaise des Indes orientales établissait les premiers un comptoir commercial néerlandais au Cap. Les premiers signes de rivalité interimpérialiste se manifestent en 1795. A cette époque, les Anglais occupent le Cap afin d’empêcher la France révolutionnaire de sen ’emparer du territoire. Onze plus tard (1806), les Britanniques deviennent la nouvelle puissance coloniale au Cap. Et en 1814, la Hollande renonce définitivement à son ancienne colonie. La fin de la compétition interimpérialiste conduira les Boers au clash avec la Couronne britannique.

En 1835, évènement capital : les Anglais abolissent la pratique de l’esclavage alors que les Boers (qui sont principalement des agriculteurs) sont clairement favorables à son maintien. Ne cédons pas au manichéisme en opposant à l’humanisme raffiné de la gentry la prétendue arriération culturelle de pauvres fermiers calvinistes. C’est que "vis-à-vis des Africains, la politique des Anglais est liée à leur conception de l’économie capitaliste libérale. D’où leur volonté de supprimer à terme l’esclavage, celui-ci risquant d’empêcher les Africains de devenir des salariés intégrés au marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
britannique. D’où contradiction avec les Boers" [2]. Les Boers ne sont guère demandeurs d’une insertion au sein du marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
(donc de l’empire colonial britannique), eux dont l’intérêt est d’exporter des produits agricoles au meilleur prix, donc en limitant au maximum les coûts salariaux (d’où le recours à l’esclavage).

L’antagonisme grandissant entre Anglais et Boers amène ces derniers à quitter le territoire du Cap et à s’enfoncer à l’intérieur du pays. Ce qui provoquera de nombreux heurts avec la population locale (les Zoulous). En 1855, Pretoria, l’actuelle capitale administrative de l’actuelle république d’Afrique du Sud, est fondée par les Boers. Elle deviendra la capitale du Transvaal (le territoire des Boers) en 1860. Les choses auraient pu en rester là et les Boers, en toute quiétude, auraient pu s’obstiner mordicus à perpétuer un mode de production anachronique. Mais en 1866, la découverte de diamants et de gisements d’or dans le Transvaal ne va pas tarder à susciter la convoitise des Britanniques. Jusqu’au début du XXe siècle, le contrôle du Transvaal fera l’objet d’une lutte âpre entre Boers et Britanniques.

Les oppositions entre Anglais et Boers culmineront avec la guerre des Boers (1899-1902) qui verra l’écrasement des Boers par les troupes anglaises. Seulement voilà, on ne peut durablement exercer son emprise sur un territoire sans s’acquérir la loyauté de sa population. On le sait depuis Machiavel : "A ce propos, il faut noter que les hommes doivent être ou caressés ou détruits ; car ils se vengent des offenses légères, mais des graves, ils ne le peuvent pas ; si bien que l’offense qu’on fait à un homme doit être faite de telle sorte qu’on n’ait pas à craindre la vengeance. Mais si, au lieu de colonies, le prince y tient des soldats, il dépense beaucoup plus, car il faudra dépenser pour la garnison tous les gains de cet état, si bien que le gain lui tourne en perte" [3]. Or, en Afrique du Sud, les Afrikaners étaient plus nombreux que les anglophones.

Les Anglais sauront se montrer machiavéliques et tenteront donc de se concilier la population boer. C’est ainsi qu’en 1910, sera créé le dominion de l’Afrique du Sud. Dominion ? Juridiquement et politiquement, une garantie d’autonomie en faveur des Boers. Le statut de dominion impliquait, en effet, qu’un territoire placé sous contrôle de la Couronne puisse s’occuper lui-même de ses finances, de sa politique intérieure et de son commerce dans des limites toutefois fixées par la métropole.

Le statut administratif de l’Afrique du Sud impliquait de facto une reconnaissance des intérêts Intérêts Revenus d’une obligation ou d’un crédit. Ils peuvent être fixes ou variables, mais toujours déterminés à l’avance.
(en anglais : interest)
et de la présence boer sur le territoire conquis. Dominion britannique, l’Afrique du Sud s’occupait elle-même de ses finances, de sa politique intérieure (à part quelques « règles éthiques de base » imposées par l’entité dominante) et de son commerce (ici aussi à l’exception des exigences de la métropole). Cette importante autonomie n’était accordée jusque-là qu’aux seules colonies de peuplement blanc (par exemple, le Canada et l’Australie).

Le statut de dominion permit aux Afrikaners de se profiler sur la scène politique sud-africaine. C’est ainsi qu’en 1924, le premier gouvernement nationaliste afrikaner était formé. L’afrikaans devenait, à cette occasion, une langue nationale de l’Afrique du Sud.

 Racines socioéconomiques de la montée de l’apartheid

Dans le cadre du colonialisme, la classe dominante, ce sont les colons envoyés sur place qui agissent comme vecteurs du mode de production capitaliste. Cas de figure classique qui ne se retrouve pas complètement dans le cas de l’Afrique du Sud qui comptait, avant l’arrivée des Anglais, une classe populaire blanche afrikaner composée de salariés et de petits propriétaires terriens. La mise en œuvre de l’apartheid va protéger ces derniers au détriment des Noirs.

Edna Bonacich sociologue marxiste américaine ayant été élevée en Afrique du Sud, a produit un article [4] sur le développement des rapports de production en Afrique du Sud analysé par le biais de la théorie du marché de l’emploi éclaté ("split labour market theory"). "Dans la théorie du marché du travail éclaté, la clé pour comprendre la question raciale se trouve dans les disparités du prix du travail (NDLR : les salaires)." [5] La résistance de la population noire à son intégration dans l’ordre capitaliste explique, en partie, cette distorsion.

Comme dans le cadre de toute entreprise coloniale, l’arrivée des Européens voit la juxtaposition de plusieurs modes de production sur un même territoire. La population noire évoluait dans le cadre d’une économie peu monétarisée dans laquelle le salariat n’existait pas. Le salariat africain était, pour l’essentiel, constitué de migrants qui travaillaient à l’extérieur du village pour une courte période. Bonacich attribue à cet attachement au secteur précapitaliste la difficulté des travailleurs noirs à former des organisations syndicales. Avec les conséquences que l’on peut imaginer sur les salaires.

Après la Première Guerre mondiale, les paysans afrikaners, chassés de leurs terres par la crise économique entrent en compétition avec les ouvriers noirs. Alors que se délite l’ordre social des Boers, ces derniers redoutent un alignement de leurs conditions de vie sur celles des "indigènes [6]". Car, pour le patronat, il était plus avantageux d’engager des travailleurs noirs. Ce qui ne va pas sans réactions de la part des travailleurs blancs qui craignent pour leur niveau de salaires.

En 1911, par le Native Act Land [7], il fut décidé par des politiciens afrikaners de créer des "territoires indigènes" réservés aux Noirs et couvrant 7 % du territoire. Les 93% constitueraient une zone blanche dans laquelle il était interdit aux Africains de pouvoir acheter ou posséder des terres. Très vite, la zone est noire est surpeuplée. Un sur-pâturage en résulte qui entraîne un épuisement des sols. L’économie de subsistance ne suffisant plus à nourrir la population, elle devait aller vendre sa force de travail Force de travail Capacité qu’a tout être humain de travailler. Dans le capitalisme, c’est la force de travail qui est achetée par les détenteurs de capitaux, non le travail lui-même, en échange d’un salaire. Elle devient une marchandise.
(en anglais : labor force)
dans la zone blanche. Cependant, l’entre-deux-guerres en Afrique du Sud sera traversé par l’expression d’un antagonisme croissant entre les tenants (anglophones) d’une libéralisation Libéralisation Action qui consiste à ouvrir un marché à la concurrence d’autres acteurs (étrangers ou autres) autrefois interdits d’accès à ce secteur. du marché du travail et les tenants (Afrikaners) de la protection.

Ainsi, "en mars 1922, l’armée est envoyée pour faire cesser la grève insurrectionnelle des ouvriers afrikaners des mines d’or du Witwatersrand. Les mineurs afrikaners s’étaient mis en grève pour protester contre le recours accru aux travailleurs noirs, main-d’œuvre abondante et moins payée, par le patronat du secteur minier. Jusqu’à cette époque, les emplois dans les mines étaient réservés aux Blancs [8]". Quelques jours après le déclenchement de la grève générale, le pouvoir en place organisa la répression du mouvement qui fut brisé dans le sang [9]. "L’échec du mouvement ouvrier conduisit à une mobilisation insolite rassemblant socialistes, communistes derrière les nationalistes du parti national qui remporta les élections générales de 1924" [10]. Peu à peu, les Afrikaners radicaux vont s’imposer sur la scène politique nationale. Et c’est en 1948 qu’ils mettront en place le système de l’apartheid.

 Résistances noires, boycott et fin de l’apartheid

À partir de 1949 [11], un dispositif législatif va être promulgué qu vise à aboutir à la séparation totale, tant géographique, politique, sociale que culturelle, des différentes ethnies qui peuplent l’Afrique du sud. La première de ces lois va interdire les mariages interraciaux. Le "Group Areas Act" entrera en vigueur en 1950 et visera à assigner à chaque ethnie une portion du territoire. Les législations portées en application de la doctrine de l’apartheid visent dans les faits à imposer la suprématie de la minorité blanche sur la majorité noire. Ce dont témoigne parfaitement la création des bantoustans.

À partir de 1959, les Bantoustans, des portions de territoire délimitées par le pouvoir blanc sont explicitement réservées aux populations noires. Il était initialement prévu que ces Bantoustans gagneraient progressivement leur indépendance. Ce système révélait en fait la volonté des milieux afrikaners au pouvoir d’exclure la population noire de l’Afrique du Sud. Et ce, de deux manières. Tout d’abord, en les spoliant purement et simplement car le système des Bantoustans ne leur octroyait que 13% du territoire alors qu’ils représentaient la majorité de la population. Ensuite, en les condamnant à la pauvreté dans la mesure où ces territoires étant les moins fertiles.

La politique d’apartheid va évidemment susciter l’opposition de la majorité noire. A la suite de la manifestation de Sharpeville en 1960 durement réprimée, le gouvernement fait interdire les mouvements noirs antiapartheid dont l’ANC de Nelson Mandela qui est contraint d’agir dans la clandestinité et décide de prendre les armes. Mandela sera arrêté en 1962 et condamné à une prison à perpétuité en 1964. Le mouvement de protestation finit par gagner d’autres sphères que les populations noires sud-africaines.

Le Commonwealth exprime son mécontentement quant à la politique d’apartheid menée en Afrique du Sud. La réponse du pouvoir afrikaner est des plus radicales. L’indépendance de l’Union sud-africaine est proclamée en 1961. Des sanctions, sans réelle portée pratique, seront votées par l’Onu ONU Organisation des Nations Unies : Institution internationale créée en 1945 pour remplacer la Société des Nations et composée théoriquement de tous les pays reconnus internationalement (193 à ce jour). Officiellement, il faut signer la Charte de l’ONU pour en faire partie. L’institution représente en quelque sorte le gouvernement du monde où chaque État dispose d’une voix. Dans les faits, c’est le Conseil de sécurité qui dispose du véritable pouvoir. Il est composé de cinq membres permanents (États-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne) qui détiennent un droit de veto sur toute décision et de dix membres élus pour une durée de deux ans. L’ONU est constituée par une série de départements ou de structures plus ou moins indépendantes pour traiter de matières spécifiques. Le FMI et la Banque mondiale, bien qu’associés à ce système, n’en font pas officiellement partie.
(En anglais : United Nations, UN)
en 1962.

Accélération dans la deuxième moitié des années 1970, l’indépendance du Mozambique et de l’Angola (1975), à la faveur de la Révolution des œillets au Portugal, renforce la résistance noire. Après une décennie de contestation tant en interne qu’en externe, le régime, de plus en plus critiqué, pratique quelques ravalements de façade [12].

Peine perdue ! A partir de 1985 [13], les investisseurs et partenaires étrangers du pays multiplient les sanctions économiques. Il ne faudra pas plus de cinq ans pour que l’apartheid soit totalement démantelé. En février 1990, Nelson Mandela est libéré tandis que l’ANC est légalisé.

En 1991, l’apartheid est officiellement aboli. En 1994, la page de la suprématie blanche est définitivement tournée. Les premières élections multiraciales au suffrage universel sont organisées et sont remportées par l’ANC. Nelson Mandela devient le premier président noir de l’Afrique du Sud.

Après plus de 40 ans d’existence, l’apartheid est définitivement aboli. Mais les années de ségrégations raciales qu’a connues l’Afrique du Sud restent toutefois profondément ancrées dans les mentalités de chacun. Ainsi, le pays va amorcer une phase de réconciliation nationale et internationale sous la présidence, pour la première fois, d’un représentant de la majorité noire. Pour cela, la commission vérité et réconciliation est mise en place pour clarifier les torts de chacun. Mais après les inégalités raciales, reste à combattre les inégalités sociales.

 Le mouvement social et l’apartheid

Nous avions déjà signalé que dans les années 80, la communauté internationale avait mis la pression sur le régime de Pretoria aux abois. Formulons d’ores et déjà un premier constat : le mouvement social (terme que nous préférons à celui de société civile) a devancé (et de loin !) les décideurs politiques.

En 1959, la CISL [14] demandait déjà le boycott des produits sud-africains. En 1969, le COE (Conseil œcuménique des églises) passe aux actes. En 1972, ce même COE se défait de toutes ses actions et obligations liées à des investissements en Afrique du Sud [15].

Dans les années soixante, les pays africains, à la suite du massacre de Sharpeville, demandent le boycott. L’ONU ONU Organisation des Nations Unies : Institution internationale créée en 1945 pour remplacer la Société des Nations et composée théoriquement de tous les pays reconnus internationalement (193 à ce jour). Officiellement, il faut signer la Charte de l’ONU pour en faire partie. L’institution représente en quelque sorte le gouvernement du monde où chaque État dispose d’une voix. Dans les faits, c’est le Conseil de sécurité qui dispose du véritable pouvoir. Il est composé de cinq membres permanents (États-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne) qui détiennent un droit de veto sur toute décision et de dix membres élus pour une durée de deux ans. L’ONU est constituée par une série de départements ou de structures plus ou moins indépendantes pour traiter de matières spécifiques. Le FMI et la Banque mondiale, bien qu’associés à ce système, n’en font pas officiellement partie.
(En anglais : United Nations, UN)
décidera d’embargos à caractère non impératif. Dans les années 70, des pays décident de bannir toute forme d’investissement Investissement Transaction consistant à acquérir des actifs fixes, des avoirs financiers ou des biens immatériels (une marque, un logo, des brevets…).
(en anglais : investment)
en Afrique du Sud sur base individuelle et volontaire. Ainsi, la Suède. Le boycott contre l’Afrique du Sud va peu à peu se généraliser. En 1985, la France décide de rappeler son ambassadeur et de geler ses relations économiques avec l’Afrique du Sud. Petit à petit, toute la Communauté économique européenne et le camp occidental vont boycotter la République sud-africaine.

En 1986, le Congrès des États-Unis vote des sanctions économiques contre le régime de l’apartheid. Pretoria perd son principal soutien. Les États-Unis, lorsque des gouvernements socialistes avaient pris le pouvoir en Angola et au Mozambique en 1975, entretenaient certaines complaisances avec le pouvoir en place au pays de l’apartheid. C’est les forces militaires sud-africaines s’étaient engagés aux côtés des rebelles antimarxistes dans les anciennes colonies portugaises. En 1986, le monde avait changé. L’heure était à la détente entre les deux grands.

Ce qu’on retiendra, en définitive, du blocus contre l’apartheid, c’est qu’il est bien vrai que la pression du mouvement social a fini par faire plier les États. Toutefois, ne tombons pas dans l’angélisme. Le lobby Lobby Groupement créé dans le but de pouvoir influencer des décisions prises habituellement par les pouvoirs publics au profit d’intérêts particuliers et généralement privés. La plupart des lobbies sont mis en place à l’initiative des grandes firmes et des secteurs industriels.
(en anglais : lobby)
antiapartheid s’est appuyé pour légitimer son action sur une réaction étatique, celle des États africains décolonisés. Et c’est une pression d’État à État qui a définitivement éteint les derniers feux de l’apartheid lorsque les États-Unis ont lâché leur vieil allié afrikaner. Bien sûr, on peut toujours penser que la pression sur les compagnies d’un pays permet de court-circuiter le jeu complexe des relations interétatiques. C’est, hélas, s’exposer à bien des déconvenues. Par exemple, dans le secteur pétrolier, boycotter une firme n’a pas spécialement de sens parce que toutes emploient des méthodes contestables et soutiennent plus ou moins des régimes opprimant leurs populations.





[2Maurice Cukierman, Cap sur la liberté, Editions sociales, 1986

[3Machiavel, Le Prince, trad. Fr., rééd, Editions des Mille et Une Nuits, Paris, 2000.

[4E. Bonacich The Political implications of a Split Labour Market : Analysis of South African Race Relations. pp.106-116 in P.L. van den Berghe : The Liberal Dilemma in South Africa, Croom Helm, London, 1979

[5Ibid., p. 106.

[6Paul Coquerel, L’Afrique du Sud des Afrikaners, Editions Complexe, Bruxelles, 1992, p.65.

[7Maurice Cukierman., op.cit., p.98.

[8François.-Xavier. Fauvelle-Aymar, Histoire de l’Afrique du Sud, Editions du Seuil, Paris, 2006, p.343.

[9Georges Lory, L’Afrique du Sud, Kartala, Paris, 1998, p 59-60

[10Paul Coquerel, op.cit., p.101.

[11Goergesq Lory, op.cit., p. 115-1125, passim.

[12Notamment la création d’un parlement tricaméral ouvert aux seuls Métis et aux Indiens.

[13En 1985, la France décide de rappeler son ambassadeur et de geler ses relations économiques avec l’Afrique du Sud. Petit à petit, toute la CEE et le camp occidental vont boycotter l’Afrique du Sud.

[14Le Monde Syndical, Revue de la CISl, "Spécial 50e anniversaire. Comment, année après année, la CISL a influencé l’évolution du monde", p.18, septembre 99.

[15Paul Coquerel, op.cit, p.158. Nous avons emprunté à cet auteur l’ensemble de la chronologie qui va suivre.

P.-S.

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