Entreprises monopolistiques : le crû 2011


Newsflash n°85

Lundi 27 juin 2011, Erik Rydberg, 1509 signes.
Cet article a été visité 327 fois

Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

Version imprimable de cet article Version imprimable

Le classement des 500 plus grosses entreprises mondiales effectué par le Financial Times ("FT Global 500") a été publié en juin 2011. Cela ne manque pas d’intérêt. Où va le monde ? Ici, on a une réponse chiffrée. Sur les cent premiers mastodontes, en termes de valeur boursière, plus du tiers (37%) naviguent sous pavillon états-unien. L’Europe vient en deuxième (26%, voire 31% si on ajoute, hors UE UE Ou Union Européenne : Organisation politique régionale issue du traité de Maastricht (Pays-Bas) en février 1992 et entré en vigueur en novembre 1993. Elle repose sur trois piliers : les fondements socio-économiques instituant les Communautés européennes et existant depuis 1957 ; les nouveaux dispositifs relatifs à la politique étrangère et de sécurité commune ; la coopération dans les domaines de la justice et des affaires intérieures. L’Union compte actuellement 27 membres : Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas (1957), Danemark, Irlande, Royaume-Uni (1973), Grèce (1981), Espagne, Portugal (1986), Autriche, Finlande, Suède (1995), Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, Slovaquie, Slovénie, Tchéquie (2004), Bulgarie, Roumanie (2007).
(En anglais : European Union)
, la Suisse et la Norvège). La Chine, c’est 10%, Hong Kong inclus. La "valeur" boursière totale des 100 paquebots ? 9.095 milliards d’euros – soit 123 fois le PIB PIB Produit intérieur brut : richesse marchande créée durant une période déterminée (souvent un an) sur un territoire précisé (généralement un pays ; mais, en additionnant le PIB de tous les pays, on obtient le PIB mondial).
(en anglais : Gross Domestic Product ou GDP)
de la Wallonie, montant à l’intérieur duquel les "entreprises" financières (banque et assurance), au nombre de 26 (un quart du total), pèsent presque 22% (1.970 milliards d’euros). Tout cela est intéressant également en termes d’emplois. Ensemble, à eux seuls, les 100 géants emploient presque 17 millions de travailleurs, dont plus de 2 millions chez Wal-Mart, qui est 19e au classement. Avec ces chiffres-là, on peut s’amuser un peu. On a eu l’occasion de le noter plus d’une fois, le critère central du classement est la "valeur" boursière du top 500. Sa valeur spéculative, si on préfère. Cela vaut ce que cela vaut. Rien n’empêche dès lors d’étendre la "grille d’analyse" aux travailleurs. Suffit d’une petite opération de division. Elle indique que, en moyenne, un travailleur employé par le top 100 "vaut" individuellement près de 537.000 euros. Voilà un "capital Capital Ensemble d’actifs et de richesses pouvant être utilisés pour produire de nouveaux biens ou services.
(en anglais : capital, mais aussi fund ou wealth)
humain" qui ne manque pas de poids...