La preuve par Parmalat


Newsflash n°1

Mercredi 7 janvier 2004, GRESEA ASBL, 1414 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Le Financial Times revient ce jour sur Parmalat, la multinationale Multinationale Entreprise, généralement assez grande, qui opère et qui a des activités productives et commerciales dans plusieurs pays. Elle est composée habituellement d’une maison mère, où se trouve le siège social, et plusieurs filiales étrangères.
(en anglais : multinational)
agroalimentaire italienne qui, pour avoir “volatilisé” quelque 10 milliards d’euros, se voit surnommée “l’Enron d’Europe”. Le quotidien de la City de Londres note que cette débâcle n’a heureusement pas entamé la confiance des marchés et que, bien que la bourse Bourse Lieu institutionnel (originellement un café) où se réalisent des échanges de biens, de titres ou d’actifs standardisés. La Bourse de commerce traite les marchandises. La Bourse des valeurs s’occupe des titres d’entreprises (actions, obligations...).
(en anglais : Commodity Market pour la Bourse commerciale, Stock Exchange pour la Bourse des valeurs)
locale, italienne, s’en est trouvée enrhumée, elle n’affecte guère les investisseurs internationaux qui, relève le FT, “sont surtout intéressés par les banques italiennes et les compagnies d’énergie privatisées”. C’est rassurant. C’est en même temps comique. Imaginons une seconde que Parmalat eût été une entreprise publique et qu’elle eût escamoté non pas 10 milliards mais le dixième ou le centième : il y aurait aussitôt eu un tir de barrage pour, au travers du scandale, décrire celui-ci comme la énième preuve de l’incapacité pathologique des entreprises publiques à fonctionner correctement. Et qu’il faudrait donc, d’urgence, privatiser. A–t–on entendu quelqu’un se saisir de l’affaire Parmalat pour retourner l’argument et, dénonçant l’incapacité pathologique du secteur privé à fonctionner correctement, réclamer la nationalisation Nationalisation Acte de prise en mains d’une entreprise, autrefois privée, par les pouvoirs publics ; cela peut se faire avec ou sans indemnisation des anciens actionnaires ; sans compensation, on appelle cela une expropriation.
(en anglais : nationalization)
de Parmalat ? Un ange passe... et c’est une pièce, méditative, à verser au dossier AGCS AGCS Accord général sur le commerce des services : Partie du traité de l’OMC traitant des services et visant la libéralisation la plus complète de ceux-ci. Contenue dans l’annexe 1B de l’accord général, il incite chaque pays à expliciter ce qu’il est prêt à libéraliser, tout en laissant une marge de manœuvre pour définir les « services fournis dans l’exercice du pouvoir gouvernemental » qui pourraient échapper à la concurrence internationale.
(En anglais : General Agreement on Trade in Services, GATS)
, Privatisations & Consorts, que le Gresea surveille avec d’autres.