Le FMI préconise avec élégance de rallonger le surtravail ...


Newsflash n°9

Vendredi 6 août 2004, GRESEA ASBL, 2120 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Le Fonds Fonds (de placement, d’investissement, d’épargne…) : société financière qui récolte l’épargne de ménages pour l’investir ou le placer dans des produits financiers plus ou moins précis, parfois définis à l’avance. Il existe des fonds de pension, des fonds de placement, des fonds de fonds qui sont proposés à tout un chacun. En revanche, les hedge funds (fonds spéculatifs) et les private equity funds sont réservés à une riche clientèle.
(en anglais : fund)
monétaire international (Washington) estime que les travailleurs de la zone euro doivent rallonger leur journée de travail. Le Financial Times qui rapporte l’information (4 août 2004) précise que, selon le FMI FMI Fonds Monétaire International : Institution intergouvernementale, créée en 1944 à la conférence de Bretton Woods et chargée initialement de surveiller l’évolution des comptes extérieurs des pays pour éviter qu’ils ne dévaluent (dans un système de taux de change fixes). Avec le changement de système (taux de change flexibles) et la crise économique, le FMI s’est petit à petit changé en prêteur en dernier ressort des États endettés et en sauveur des réserves des banques centrales. Il a commencé à intervenir essentiellement dans les pays du Tiers-monde pour leur imposer des plans d’ajustement structurel extrêmement sévères, impliquant généralement une dévaluation drastique de la monnaie, une réduction des dépenses publiques notamment dans les domaines de l’enseignement et de la santé, des baisses de salaire et d’allocations en tous genres. Le FMI compte 188 États membres. Mais chaque gouvernement a un droit de vote selon son apport de capital, comme dans une société par actions. Les décisions sont prises à une majorité de 85% et Washington dispose d’une part d’environ 17%, ce qui lui donne de facto un droit de veto. Selon un accord datant de l’après-guerre, le secrétaire général du FMI est automatiquement un Européen.
(En anglais : International Monetary Fund, IMF)
, c’est à la Commission européenne - sans doute parce que travailleurs et citoyens n’ont sur elle aucune prise - qu’il revient de concrétiser ce rallongement. C’est un discours qui ne manque pas d’être trompeur. Lorsque Siemens a obtenu, sous la menace d’une délocalisation Délocalisation Transfert de production vers un autre pays. Certains distinguent la délocalisation au sens strict qui consiste à déplacer des usines ailleurs pour approvisionner l’ancien marché de consommation situé dans la contrée d’origine et la délocalisation au sens large qui généralise ce déplacement à tout transfert de production.
(en anglais : offshoring).
en Hongrie, de faire travailler ses ouvriers (usines de Bocholt et de Kamp-Lintfort) 40 heures par semaine au lieu de 35, à salaire inchangé, un économiste allemand a commenté la nouvelle en disant que " C’est un moyen élégant de faire baisser le coût du travail en Allemagne " [Le Figaro, 2 juillet 2004]. En effet. Pour les ouvriers de Siemens, c’est une perte salariale sèche de 12,5%, et depuis ce mouvement de pression à la baisse sur les salaires ne fait que s’amplifier. Pour mémoire, le coût horaire brut du travail est de 19,9 euros dans l’Europe des 15, de 17,61 euros dans l’Europe des 25 et... de 5,3 euros en Pologne, un des dix nouveaux Etats membres [Le Figaro, op.cit.]. Dans l’affaire Siemens, il a été dit que l’opération fera gagner 5 euros par téléphone produit dans ces deux usines [International Herald Tribune, 25 juin 2004], mais on cherchera en vain, dans les pages économiques de la presse, quels en seront les bénéficiaires - ces pages, il est vrai, s’adressent exclusivement aux employeurs, jamais les travailleurs. Là, cependant, n’est pas le fin mot de l’histoire, qu’on doit au chancelier social-démocrate Gerhard Schröder. Evoquant les réductions salariales de Siemens et de Daimler-Chrysler, il a dit que " Il ne sert à rien d’être idéologique à ce sujet. Nous ne devons pas avoir de fixation sur le nombre d’heures travaillées. Ce dont nous avons besoin, c’est un certain degré de flexibilité. " [Guardian Weekly, 23 juillet 2004]. Comme le disait notre économiste, c’est, chez Schröder ou le FMI FMI Fonds Monétaire International : Institution intergouvernementale, créée en 1944 à la conférence de Bretton Woods et chargée initialement de surveiller l’évolution des comptes extérieurs des pays pour éviter qu’ils ne dévaluent (dans un système de taux de change fixes). Avec le changement de système (taux de change flexibles) et la crise économique, le FMI s’est petit à petit changé en prêteur en dernier ressort des États endettés et en sauveur des réserves des banques centrales. Il a commencé à intervenir essentiellement dans les pays du Tiers-monde pour leur imposer des plans d’ajustement structurel extrêmement sévères, impliquant généralement une dévaluation drastique de la monnaie, une réduction des dépenses publiques notamment dans les domaines de l’enseignement et de la santé, des baisses de salaire et d’allocations en tous genres. Le FMI compte 188 États membres. Mais chaque gouvernement a un droit de vote selon son apport de capital, comme dans une société par actions. Les décisions sont prises à une majorité de 85% et Washington dispose d’une part d’environ 17%, ce qui lui donne de facto un droit de veto. Selon un accord datant de l’après-guerre, le secrétaire général du FMI est automatiquement un Européen.
(En anglais : International Monetary Fund, IMF)
, une manière " élégante " de présenter les choses...