La cotation de l’année nouvelle 2010


Newsflash n°60

Mardi 29 décembre 2009, Erik Rydberg, 1641 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Juste à temps pour saluer l’année nouvelle, voici donc le dernier-né des indicateurs indicatifs d’indications socioéconomiques. Il est dû à Pierre Cailleteau, un économiste de l’agence de notation Notation Classification des actifs (titres, monnaie, prêts...) ou des émetteurs de ceux-ci en fonction du risque de défaut de paiement des revenus et du remboursement de ces actifs ou de la part de celui qui les émet. Cette classification est attribuée par une société privée, appelée agence de notation. Les trois plus importantes sont Fitch Ratings, [Moody’s et Standard & Poor’s. Elles contrôlent l’essentiel des évaluations de risque. Mais le fait qu’elles soient privées et qu’elles aient d’autres départements assurant d’autres fonctions vis-à-vis de leurs clients qu’elles notent pose un très sérieux problème d’indépendance, d’impartialité et finalement de légitimité. Les notations dépendent des sociétés qui les allouent. En général, elles ressemblent néanmoins fortement de la classification suivante, allant de l’actif ou de l’entreprise la moins risquée vers celui ou celle qui l’est le plus : AAA, AA, A, BBB, BB, B, CCC, CC, C.
(en anglais : credit rating).
américaine Moody’s. Et il est simple comme bonjour, suffisait d’y penser. Il a baptisé cela "l’index de la misère" et il procède par simple addition : taux de chômage + surplus/déficit public rapporté au PIB PIB Produit intérieur brut : richesse marchande créée durant une période déterminée (souvent un an) sur un territoire précisé (généralement un pays ; mais, en additionnant le PIB de tous les pays, on obtient le PIB mondial).
(en anglais : Gross Domestic Product ou GDP)
= indice. Si la valeur dépasse 15, ce n’est pas bon du tout. Dans son tableau, sur les quinze pays passés au crible de l’indice, il y en a douze pour qui l’année 2010 ne sera pas bonne du tout. L’Espagne, carrément mauvais, elle frôle la barre des 30. L’Irlande, mauvais aussi : plus de 25. La Grèce, la Grande-Bretagne, l’Islande et les Etats-Unis, avec plus de 20, ne sont guère logés à meilleur enseigne. La Belgique ne figure pas au tableau, mais bien la République tchèque, l’Italie et l’Allemagne qui sont les seuls à obtenir un score – gérable, mettons – voisin de 15. Mais c’est sur la durée que le petit exercice est instructif. En 2000, les Etats-Unis étaient confortablement installés sous la barre de l’indice 5. Et en 2005, l’Islande affichait encore un indice proprement miraculeux de -5, résultat d’un chômage très faible, 2-3% et d’un surplus budgétaire plus qu’enviable. Entre-temps, ils ont fait la culbute. Manifestement, quelque chose s’est passée entre-temps. On se demande quoi... Pour visionner cela :
http://tutor2u.net/blog/index.php/economics/comments/a-new-take-on-the-misery-index/