Le monde malade de la finance ?


Mardi 5 septembre 2017, Henri Houben, 1840 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Le 9 août 2007, la banque française BNP Paribas gelait trois de ses fonds d’investissement trop exposés aux crédits « subprimes ». Cette décision fut un des éléments déclencheurs d’une crise du crédit hypothécaire qui, en quelques mois, se muera en crise économique, la plus grave depuis celle des années 1930.

Très rapidement, les excès de la finance mondialisée se trouvent au cœur du débat politique international. Les réunions du G20 se succèdent avec le même ordre du jour : réguler la finance.

On allait en finir avec les paradis fiscaux. En 2012, lors d’un discours électoral désormais célèbre, François Hollande, futur président, va jusqu’à désigner le monde de la finance comme son principal adversaire. Plus proche de nous, lors de la fermeture de Caterpillar à Gosselies, le monde politique belge dénonce une « firme financiarisée » aux comportements de « voyous ».

Pourtant, les banques sont toujours aussi grosses aujourd’hui qu’il y a 10 ans. En moins d’une décennie, la dette privée a été portée aux comptes de la collectivité, le pouvoir des fonds d’investissement anglo-saxons sur l’industrie n’a jamais été aussi marquant, les conseils en « optimisation fiscale » fleurissent sur l’Internet…

Chiffres à l’appui, ce livre montre à quel point le monde de la finance est sorti renforcé de la crise. Ce paradoxe est sans doute dû pour partie à un mauvais diagnostique. C’est pour cette raison que cet ouvrage pose une autre question : le monde est-il malade de la finance ? Ou le mal est-il plus profond ?

Coédition Gresea et Couleur livres

 

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