Introduction

Fermera ou pas ? Telle est la question - encore insoluble à l’heure actuelle – posée par la stratégie de la direction de Volkswagen pour son usine forestoise. En effet, on peut s’interroger sur sa volonté initiale d’y retirer la production de la Golf, le modèle le plus vendu en Europe, et de se concentrer sur l’assemblage de 60.000 Polo par an par seulement 1.500 personnes. Ce qui signifiait, par la même occasion, la suppression de 4.000 postes de travail. Tout le monde a souligné que cela entraînerait la fermeture définitive de l’usine en deux temps, malgré les déclarations apaisantes venant du siège central de VW à Wolfsburg.

Maintenant, le projet patronal est de fabriquer à Bruxelles 100.000 Audi A1 par 3.000 salariés. Grand espoir, certes, mais aussi grand risque. Volkswagen espère répéter le succès de la Mini, que BMW a conservée du temps où il possédait Rover. Mais un peu de réalisme montre que c’est un véritable pari. Mercedes (DaimlerChrysler en fait) s’est cassé les dents en réalisant une petite voiture, la Smart, sur le site lorrain de Hambach. Après un pic de ventes à 152.000 unités en 2004, la firme allemande a dû concéder un maigre écoulement de 124.000 véhicules l’année suivante. Sans compter le gouffre financier que l’usine a engendré.

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Pour citer cet article :

Henri Houben, "La grande braderie industrielle. Analyses et réflexions sur la restructuration de l’usine de VW à Forest", Gresea, décembre 2006. Texte disponible à l’adresse :
http://www.gresea.be/spip.php?article1690