Petit manuel de contre-propagande économique


Mardi 2 février 2010, Erik Rydberg, 1968 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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L’économie est sans doute le domaine qui admet le moins de discussion et de débat public. Domaine réservé, affaire d’experts.

La raison tient en quatre lettres. TINA, l’abréviation proclamant l’impossibilité de toute réflexion critique en matière de projet de société : There Is No Alternative, il n’y a pas d’alternative. TINA, c’est fondamental. Car l’absence d’alternative, l’interdiction de penser auxquelles ce mot d’ordre renvoie portent très précisément sur notre système économique. Pas négociable. Tabou absolu.

Afin que personne ne remette en cause l’ordre – le désordre – établi, le chômage, la déshumanisation des conditions de travail, les inégalités, la course morbide à la compétitivité, il faut que ces “évolutions” soient perçues comme “inéluctables” et “naturelles”, le résultat de “lois économiques éternelles” qu’on présentera comme “scientifiques”. Réinstaurer la contradiction, après plus d’un quart de siècle de domination unilatérale du néolibéralisme, suppose un travail patient d’éducation populaire.

Ce petit manuel entend y contribuer en passant en revue quelques “superstitions” marquantes répandues de l’obscurantisme contemporain, par exemple, la productivité (es-tu rentable ?), le taux d’emploi (as-tu un bon job MacDo ?) ou le libre-échange (es-tu un citoyen mondialisé ?)...

Journaliste, Erik Rydberg travaille au Groupe de recherches pour une Stratégie économique alternative (Gresea). Il est également membre fondateur d’Econosphères, un réseau d’économistes entré en dissidence contre la pensée unique dans les sciences économiques (www.econospheres.be)

 


 

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