Business de la coopération : florissant


Newsflash n° 130

Mercredi 23 avril 2014, Erik Rydberg, 1417 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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2013 a été une année où les montants d’aide gouvernementales aux pays en détresse ont battu tous les records signale The Economist (12 avril 2014) : quelque 134,8 milliards de dollars ont ainsi été transférés des pays riches au pays pauvres sous l’étiquette "aide publique au développement Aide publique au développement ou ADP : Total des prêts préférentiels (à des taux inférieurs à ceux du marché) et des dons budgétisés par les pouvoirs publics des États dits développés en faveur de pays du Tiers-monde. Théoriquement, ces flux financiers devraient être orientés vers la mise en place de projets concrets et durables, comme des infrastructures essentielles, des actions de lutte contre la faim, en faveur de la santé, de l’éducation, etc. Mais souvent il s’agit d’un moyen détourné pour les anciennes métropoles coloniales de conserver les liens commerciaux avec leurs dépendances, en les obligeant à s’approvisionner auprès des firmes métropolitaines. Selon les Nations unies, l’APD devrait représenter au moins 0,7% du PIB de chaque nation industrialisée. Mais seuls les pays scandinaves respectent cette norme.
(En anglais : official development assistance, ODA)
". Le magazine accompagne l’information d’un petit tableau qui vaut le détour : le "top treize" des pays les plus généreux calculés en pour cent de leur PIB PIB Produit intérieur brut : richesse marchande créée durant une période déterminée (souvent un an) sur un territoire précisé (généralement un pays ; mais, en additionnant le PIB de tous les pays, on obtient le PIB mondial).
(en anglais : Gross Domestic Product ou GDP)
 : seuls quatre d’entre eux – les Émirats arabes, la Norvège, la Suède et la Grande-Bretagne – dépassent le seuil de 0,7% jugé souhaitable par le concert des nations. C’est, cependant, plus intéressant en chiffres absolus : à eux seuls, en effet, les treize représentent 89,5% de l’enveloppe totale – et, à l’intérieur de ce petit groupe, ce sont les États-Unis (31,5 milliards $), la Grande-Bretagne (17,9 milliards), l’Allemagne (14,1 milliards qui se placent en tête de peloton. Pas sûr, naturellement, que cette manne-là conduise au "développement" des pays dits bénéficiaires : la Grande-Bretagne, par exemple, a dépensé des millions pour payer des cours de "citoyenneté globale" (sic) dans des écoles d’Écosse ou des formations pour des recrues africaines à l’École militaire de la Défense nationale...

Voir (en anglais) : http://www.theguardian.com/global-development/2014/apr/08/foreign-aid-spending-developing-countries