Les pays riches menacés de guerre civile ?


Newsflash n° 104

Lundi 17 septembre 2012, Erik Rydberg, 1824 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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L’info sera sans doute passée inaperçue pour la plupart, enfouie dans le petit cahier hebdomadaire que le Financial Times publie les lundis à l’intention des investisseurs : que faire de son argent quand on en a trop ? C’est un sujet qui s’adresse à public plutôt limité. Cette fois, cependant, en ce lundi 17 septembre, le cahier s’ouvre sur des préoccupations d’un genre et d’une tonalité inhabituels. Elles trouvent leur source chez le patron d’un fonds Fonds (de placement, d’investissement, d’épargne…) : société financière qui récolte l’épargne de ménages pour l’investir ou le placer dans des produits financiers plus ou moins précis, parfois définis à l’avance. Il existe des fonds de pension, des fonds de placement, des fonds de fonds qui sont proposés à tout un chacun. En revanche, les hedge funds (fonds spéculatifs) et les private equity funds sont réservés à une riche clientèle.
(en anglais : fund)
spéculatif britannique, Hermes Fund Managers (31 milliards d’euros d’actifs en gestion) et elles ne manquent pas d’être provocantes. Selon lui, en effet, le risque d’une guerre civile en Europe et aux États-Unis est plus que probable. Plaident en ce sens, précise-t-il, le climat de guerre froide qui s’installe de plus en plus entre les États-Unis et la Chine, mais aussi, nota bene, le très haut niveau de chômage chez les jeunes dans l’Europe du Sud, "typiquement un des deux ingrédients majeurs d’une guerre civile à côté des mauvaises récoltes". Ajouter à cela que, "considérant les inégalités croissantes, tant entre les pays qu’à l’intérieur de ceux-ci, il est entré dans l’ordre du possible que, à un certain point, certains vont dire ’assez’ et chercher à changer la situation de force." Mais le danger, selon lui ne vient pas que de la rue et du mécontentement populaire : "Lorsqu’on regarde le degré d’endettement de certains pays comparé à la solidité des bilans d’entreprise, on peut se demander combien de temps les nations endettées vont encore laisser les entreprises engranger de tels profits sans exiger une plus grande part du gâteau." L’avenir ne présage rien de bon, parole d’investisseur !

Article complet (en anglais) : http://www.ft.com/intl/cms/s/0/48c0ab42-fd91-11e1-8e36-00144feabdc0.html#axzz26jU7o8MZ