Avec Jacques Sapir et Jean-Christophe Defraigne

Les questions commerciales ont connu un regain d’attention ces dernières années : TTIP et CETA ont notamment été l’objet de fortes contestations de la part d’associations et des syndicats.
Les critiques adressées portaient sur plusieurs points (déficit démocratique lors des négociations, attaque des standards sociaux, environnementaux ou sanitaires, justice privatisée au travers de mécanismes d’arbitrage Arbitrage Opération qui consiste à jouer sur la différence de prix d’un même actif sur deux marchés financiers différents ou d’un produit dérivé? par rapport à son produit sous-jacent. Ces gains sont généralement faibles, mais obtenus à grande échelle et recherchés en permanence par des travailleurs spécialisés (les arbitragistes) ils peuvent occasionner d’importants bénéfices (et parfois aussi des pertes considérables).
(en anglais : arbitrage, mais parfois aussi trading ou hedge).
…) et sont apparues comme une opposition claire à un système de libre-échange débridé et généralisé. Cela n’a cependant pas débouché sur un débat autour du degré de protectionnisme utile ou nécessaire, tant est si bien que le sujet demeure le plus souvent tabou dans les débats publics.
Paradoxalement, depuis près de deux siècles, les pays industrialisés (USA, Grande-Bretagne, France…), principaux promoteurs du libre-échange, ont toujours usé de mesures protectionnistes en fonction d’intérêts Intérêts Revenus d’une obligation ou d’un crédit. Ils peuvent être fixes ou variables, mais toujours déterminés à l’avance.
(en anglais : interest)
particuliers, sectoriels ou de stratégies industrielles : droits de douane sur l’importation d’automobiles entre les États-Unis et l’UE UE Ou Union Européenne? : Organisation politique régionale issue du traité de Maastricht (Pays-Bas) en février 1992 et entré en vigueur en novembre 1993. Elle repose sur trois piliers : les fondements socio-économiques instituant les Communautés européennes et existant depuis 1957 ; les nouveaux dispositifs relatifs à la politique étrangère et de sécurité commune ; la coopération dans les domaines de la justice et des affaires intérieures. L’Union compte actuellement 27 membres : Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas (1957), Danemark, Irlande, Royaume-Uni (1973), Grèce (1981), Espagne, Portugal (1986), Autriche, Finlande, Suède (1995), Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, Slovaquie, Slovénie, Tchéquie (2004), Bulgarie, Roumanie (2007).
(En anglais : European Union)
?, agriculture exportatrice subventionnée au travers de la Politique agricole commune, quotas, barrières réglementaires…
Quel degré de libre-échange/protectionnisme est acceptable, souhaitable ? Dans quel cadre : UE?, OMC OMC Organisation mondiale du Commerce?) et 26 États observateurs susceptibles d’entrer dans l’association dans les prochaines années.
(En anglais : World Trade Organization, WTO)
?, accords bilatéraux, régionaux ? Avec quelles conséquences : pour l’emploi, les standards sociaux, environnementaux, les pays en développement ?
C’est à ces questions que nous tenterons de répondre en compagnie de Jacques Sapir (directeur du Centre d’Études des Modes d’Industrialisation (CEMI) à l’EHESS) et Jean-Christophe Defraigne (économiste, professeur à l’Institut d’Etudes européennes - Université Saint-Louis de Bruxelles), lors de cette soirée.

L’inscription est gratuite, mais obligatoire pour le 23/01/2018 à l’adresse econospheres gmail.com

Université populaire, rue de la Victoire, 26 à 1060 Bruxelles