Une mobilisation populaire se développe au Ghana contre la privatisation de l’eau. Durant quatre ans, la "Ghana National Coalition against the privatisation of Water" (NCAP) a réussi, grâce au ralliement de nombreux citoyens du monde, à éviter la privatisation de l’eau au Ghana. La coalition remobilise actuellement l’opinion. En effet, la Banque mondiale Banque mondiale Institution intergouvernementale créée à la conférence de Bretton Woods ? est parvenu à imposer ses orientations politiques et économiques aux pays demandeurs.
(En anglais : World Bank)
? recommande la privatisation de l’eau, ce qui risque d’avoir un impact dévastateur sur la majorité de la population, qui gagne moins d’un dollar par jour. 35 % des habitants n’ont aucun accès à l’eau potable et 68% manquent d’installations sanitaires. La privatisation de l’eau entraînerait le licenciement de 1.280 travailleurs et, sachant que le prix de l’eau a presque doublé depuis 1998, une hausse du tarif augmenterait considérablement le niveau de pauvreté parmi les sans emplois, les travailleurs à bas revenus et les pensionnés. Deux sociétés transnationales françaises (Veolia et Saur), ainsi qu’une compagnie néerlandaise (Vitens), elle même en partenariat avec la société sud-africaine Rand Water, sont actuellement en lice pour se voir confier la gestion de la distribution de l’eau au Ghana. Appuyée par Public Citizen (USA), la coalition ghanéenne invite à se joindre à une pétition internationale, par l’envoi d’une lettre type aux sociétés transnationales précitées, contre la privatisation (http://action.citizen.org/campaign.jsp?campaign_KEY=1184)

Source : Public Citizen (http://www.citizen.org/), 30/10/2005